Château d'eau: Michel Gélinas plaide coupable

Michel Gélinas, cet individu qui avait grimpé dans... (PHOTO: STÉPHANE LESSARD)

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Michel Gélinas, cet individu qui avait grimpé dans le château d'eau de Louiseville le 10 novembre dernier, a plaidé coupable.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Michel Gélinas a finalement décidé de plaider coupable, lundi, à la majorité des accusations portées contre lui.

Cet individu avait grimpé dans le château d'eau de Louiseville le 10 novembre dernier pour revendiquer le droit de voir ses enfants et ce, pour la deuxième fois en 17 mois.

Compte tenu d'une problématique de santé mentale dont il souffre et d'une dépendance aux stupéfiants, son avocate Me Karine Bussière avait demandé à ce qu'il subisse une évaluation visant à évaluer sa responsabilité criminelle au moment du délit.

Lundi, lors du retour du prévenu devant le tribunal, le rapport a révélé qu'il était responsable criminellement. Il a donc disposé de ses dossiers en plaidant coupable au chef de méfait, soit d'avoir empêché, interrompu ou gêné l'emploi, la jouissance ou l'exploitation légitime de la route 349, et aux trois bris de probation portés contre lui, qui était d'avoir troublé l'ordre public, ne pas avoir effectué ses 40 heures de travaux communautaires et ne pas avoir complété une thérapie à Domrémy.

Certaines précisions ont cependant été apportées sur les motifs qui l'avaient amené à ne pas respecter ses engagements. Son avocate a notamment expliqué qu'il avait complété avec succès en avril 2014 une thérapie à Domrémy, thérapie qu'il avait lui-même tenu à faire. Par contre, il avait raté un rendez-vous dans le cadre d'un suivi en externe à Domrémy.

Quant aux 40 heures de travaux communautaires qu'il devait faire sur l'ordre du tribunal pour le premier méfait au château d'eau, il a indiqué avoir fait des démarches en ce sens mais qu'il n'y avait aucune disponibilité sur le territoire de Louiseville à l'époque.

Aujourd'hui, Michel Gélinas soutient qu'il se porte mieux, d'autant plus que sa médication a été changée. Il bénéficie de l'appui de sa famille et il est prêt à faire ses travaux communautaires. Le maire de Louiseville s'est même engagé par le biais d'une lettre à lui confier des travaux. Enfin, il est encadré sur le plan psychologique et est prêt à poursuivre son suivi à Domrémy.

Son avocate a insisté sur le principe de réhabilitation. Elle a plaidé que son client avait lancé un appel à l'aide en grimpant sur la tour et qu'il n'était pas un dangereux. D'ailleurs, elle a rappelé que depuis cet événement, le château d'eau avait été condamné. Elle suggère donc comme sentence pour le méfait le temps déjà purgé depuis son arrestation.

De son côté, la procureure de la Couronne, Me Julie Forget, a plutôt insisté sur les critères de dénonciation et dissuasion. Elle a réclamé une peine de trois mois de détention à partir de maintenant. Selon elle, le risque de récidive est encore élevé car les problèmes de garde d'enfants de M. Gélinas ne sont pas encore réglés devant le tribunal de la famille.

Il n'a pas vu ses enfants depuis deux ans et demi ; il peut juste leur parler au téléphone. Certes, sa situation est triste mais elle rappelle que ce n'est pas la bonne façon de s'y prendre pour régler les problèmes.

La juge Dominique Slater rendra la sentence jeudi. 

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