Liberté refusée à Marc-Alexandre Piché

Marc-Alexandre Piché fait face à des accusations de... (Photo d'archives, Le Nouvelliste)

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Marc-Alexandre Piché fait face à des accusations de possession et distribution de pornographie juvénile et d'avoir accédé à ce matériel illicite.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La liberté provisoire a été refusée à Marc-Alexandre Piché de Sainte-Thècle, cet individu de 32 ans arrêté le 28 novembre dernier avec une quantité record de fichiers de pornographie juvénile.

Le juge David Bouchard a en effet conclu au terme d'une enquête sur caution que sa détention était nécessaire pour protéger le public. Les motifs qui ont guidé sa décision font toutefois l'objet d'une ordonnance de non-publication, au même titre que la preuve qui a été déposée en cour.

Une quantité importante de fichiers de pornographie juvénile avait été retrouvée par les policiers lors d'une perquisition menée au domicile de Piché. Selon la Sûreté du Québec, on parle de plusieurs centaines de milliers de fichiers, ce qui constituerait du jamais vu dans la région. Il a d'ailleurs été accusé de possession et distribution de pornographie juvénile et d'avoir accédé à ce matériel illicite. La période des infractions se situe entre le 1er janvier 2010 et le 20 novembre 2014.

Qui plus est, le fait que le prévenu ait des antécédents en semblable matière n'a assurément pas aidé sa cause devant le juge Bouchard. Il avait été arrêté à l'automne 2003. Quelque 827 images de pornographie juvénile et une centaine de vidéos avaient alors été découvertes sur son ordinateur par la Sûreté du Québec.

Piché s'était fait prendre après avoir répondu à l'annonce d'une mère qui cherchait une gardienne pour sa fillette de 8 ans. Il avait demandé à la dame si son enfant était prête à lui faire des fellations et à se laisser toucher. La femme avait évidemment contacté les policiers. Piché avait alors écopé d'une sentence de 18 mois de prison dans la collectivité assortie d'une thérapie en milieu fermé dans un centre de transition. Lors de cette enquête, il avait été établi que Piché passait plusieurs heures par jour sur Internet à communiquer avec des jeunes filles mineures ou à visionner et à stocker des images de pornographie juvénile.

Son arrestation du 28 novembre résulte d'une enquête qui a encore une fois été initiée par une information du public. 

Le prévenu reviendra en cour le 19 décembre pour la suite des procédures judiciaires. Notons qu'en matière de distribution de pornographie juvénile, la peine minimale de prison est de 12 mois de prison.

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