Crimes sexuels sur un mineur: Stéphane Abran prend le chemin de la prison

Stéphane Abran prend le chemin de la prison.... (Photo: Émilie O'Connor)

Agrandir

Stéphane Abran prend le chemin de la prison.

Photo: Émilie O'Connor

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Cour d'appel a finalement rejeté l'appel logé par Stéphane Abran, l'ex-président du Syndicat des enseignants de la Commission scolaire de la Riveraine reconnu coupable de crimes sexuels sur un mineur.

D'ici les 48 prochaines heures, il devra donc prendre le chemin de la prison et purger la peine d'un an qui lui a été imposée par le juge de première instance, Guy Lambert.

Rappelons qu'en août 2013,  Stéphane Abran avait écopé d'une peine de 12 mois de prison après avoir été déclaré coupable de quatre chefs de contacts sexuels et d'incitations à des contacts sexuels. La victime n'avait que 11 ans. Les abus avaient été commis à une vingtaine de reprises entre mars et août 2010. Il s'agissait de gestes de masturbation et de fellation.

Or, même après le verdict rendu par un tribunal de la Cour du Québec au terme d'un procès, Abran avait toujours nié les faits. Il avait donc décidé de porter sa cause en appel. Il avait également pu reprendre sa liberté sous conditions jusqu'à ce que la Cour d'appel tranche.

Dans cette affaire, c'est Me Susan Corriveau qui défendait Stéphane Abran devant les trois juges de la Cour d'appel tandis que la Couronne était pour sa part représentée par Me Louis-Charles Bal.

Me Corriveau soutenait que le juge Lambert avait mal interprété les exigences que requiert chacune des étapes prévues à la grille d'analyse de l'arrêt R. c. W. (D.) de la Cour suprême en ce qui a trait à l'évaluation de la crédibilité, ce qui avait ainsi conduit à un verdict déraisonnable.  

Or, la Cour d'appel estime que le tribunal de première instance, qui n'a pas cru Stéphane Abran, s'est livré à une analyse minutieuse de la preuve et a suivi fidèlement les enseignements de cet arrêt. Il conclut que «l'appelant ne fait pas voir que les verdicts entrepris n'appartiennent pas à ceux qu'un jury ayant reçu des directives appropriées pouvait raisonnablement rendre. Ceux-ci reposent sur une interprétation raisonnable de la preuve.»

Abran devra donc se constituer prisonnier d'ici 48 heures. Outre la peine d'un an de prison, il devra se soumettre à une probation de deux ans dont un an avec suivi probatoire au cours duquel il sera astreint d'entreprendre et de terminer toute thérapie suggérée par un agent de probation liée à sa problématique sexuelle. L'ex-enseignant se trouve également inscrit au Registre des délinquants sexuels, et ce, pour toute sa vie.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer