Procès de Claude Saint-Arnaud: le contre-interrogatoire de la victime est terminé

Le Dr Claude Saint-Arnaud est accusé de voies... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

Agrandir

Le Dr Claude Saint-Arnaud est accusé de voies de fait.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès du Dr Claude Saint-Arnaud s'est poursuivi, mardi, avec la suite du contre-interrogatoire de la présumée victime et le témoignage d'une voisine.

L'ophtalmologiste de Trois-Rivières est accusé de voies de fait causant des lésions corporelles à un paraplégique dans un contexte de triangle amoureux. Le 4 juin 2010, il aurait violemment poussé Michel Duval au thorax, au point de l'éjecter de son fauteuil roulant et de le faire tomber au sol sur le dos, lui infligeant ainsi des lésions corporelles.

Lundi, la présumée victime avait relaté avoir des relations tendues avec Claude Saint-Arnaud, le nouveau conjoint de son ex, à cause de la garde de ses enfants. Leur mésentente a atteint un point culminant le 4 juin 2010 lorsque le prévenu est débarqué chez lui en trombe pour le malmener. M. Duval a d'ailleurs intenté une poursuite civile de 300 000 $ à Claude Saint-Arnaud.

M. Duval a réitéré à quelques reprises qu'il avait non seulement mis fin à la relation avec sa conjointe après 17 années de vie commune mais qu'il était même content de s'en être débarrassée.

Or, l'un des avocats de la défense, Me Simon Ricard, lui a demandé hier, s'il était vraiment content de cette rupture d'autant plus qu'elle l'avait trompé avec Claude Saint-Arnaud et qu'elle était même partie en voyage avec lui pendant qu'ils vivaient toujours ensemble. Sur ce point, il a rétorqué qu'il était indifférent et que sa seule préoccupation demeurait le bien-être de ses enfants.

Il a aussi été question du coup que lui aurait infligé l'ophtalmologiste. Dans la requête de la poursuite civile, il soutient avoir été frappé à l'épaule droite alors que dans les procédures criminelles, il a toujours parlé de l'épaule gauche. Selon lui, il s'agit d'une erreur de son avocat.

Toujours dans le but de miner sa crédibilité, Me Ricard a aussi abordé le sujet des blessures physiques qui lui auraient été infligées soi-disant au cou, à la tête, au coude et au dos. M. Duval a finalement reconnu ne pas avoir eu d'abrasion, d'ecchymose ou de bosse à la tête mais éprouver de la douleur. Les photos prises après son congé de l'hôpital montrent une petite blessure dans le bas du dos et une abrasion au coude.

Par ailleurs, une voisine, Julie Bergeron, a raconté avoir uniquement vu M. Duval couché dans la rue avec son fauteuil roulant à ses côtés. Elle lui a immédiatement porté secours. Selon elle, il était en état de choc et semblait ébranlé. M. Duval lui aurait dit avoir été poussé par le conjoint de son ex.

Notons que le témoignage du médecin de M. Duval a été reporté. La date sera connue le 13 janvier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer