La mère de Javier-Alexis Urquiaga envisage des recours judiciaires

La publication des recommandations du coroner sur les... (Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste)

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La publication des recommandations du coroner sur les circonstances du décès du jeune Javier-Alexis Urquiaga donne espoir à sa mère, Johanne Jacques, que d'autres décès puissent être évités sur les patinoires québécoises.

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(Saint-Séverin) La vie de Johanne Jacques n'est plus la même depuis les tragiques événements du 9 février 2013, ce matin où son fils Javier-Alexis Urquiaga, 9 ans, s'est rendu à la patinoire extérieure de Saint-Séverin pour jouer au hockey, ce sport qu'il aimait tant. La publication des recommandations du coroner sur les circonstances du décès de son fils ravive de douloureux souvenirs chez elle, mais lui donne aussi espoir que d'autres décès puissent être évités sur les patinoires québécoises.

«Je souhaite simplement et sincèrement que les recommandations du coroner soient mises en place pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise», lance d'emblée Johanne Jacques, la mère du jeune garçon décédé sur la patinoire de Saint-Séverin. Johanne Jacques estime que les recommandations du coroner sont pertinentes et justes.

Elle s'accroche à l'idée que la mort accidentelle de son fils permette de changer les réglementations et les pratiques concernant les patinoires extérieures et les buts utilisés. «Je ne souhaite pas ça à personne. C'est une tragédie perdre son enfant ainsi. On essaie de trouver un sens à la vie, au décès de notre fils. Ça peut servir pour éviter qu'un autre décès ait lieu», souhaite-t-elle.

Consciente que le rapport du coroner peut permettre de changer les choses, sa publication ravive malgré tout de douloureux souvenirs, à l'approche du deuxième anniversaire de la mort de son fils. «La publication des recommandations du coroner font en sorte que ça remue les cendres, ça fait revivre la situation», confie-t-elle en soulignant que le deuil est encore plus difficile à l'approche de la période des Fêtes. «C'est certain que ça vient me chercher. Si je pouvais retourner en arrière, je le ferais.»

Johanne Jacques envisage d'intenter des poursuites dans cette affaire. Elle précise qu'elle est en pourparlers avec son avocat afin d'évaluer cette possibilité. Elle ne désire toutefois pas émettre davantage de commentaires à ce sujet, tant que la décision n'est pas prise.

Le décès du jeune garçon avait secoué la petite municipalité de Saint-Séverin. Plusieurs personnes touchées par les événements s'étaient rendues sur la patinoire au lendemain du décès. De nombreuses photographies, fleurs, cartes ou messages avaient été laissés sur place pour rendre hommage au garçon ou par sympathie envers la famille. Certains avaient même déposé sur place des ballons et des lampions.

Lorsque l'événement est survenu, Le Nouvelliste avait rencontré sur place des membres de la famille du garçon ainsi que des parents d'enfants, dont certains connaissaient le jeune garçon. Tous étaient évidemment sous le choc et très touchés par l'accident. Javier-Alexis Urquiaga avait été décrit comme un garçon souriant qui s'était bien adapté à sa nouvelle vie dans la région, lui qui autrefois habitait Montréal. Selon ses grands-parents, le garçon adorait jouer au hockey et se rendait très souvent patiner sur la glace de la patinoire municipale.

Le retour en classe des enfants des élèves de l'école primaire La Croisière, école que fréquentait le jeune Javier-Alexis Urquiaga, avait été supervisé par des professionnels. La mort tragique d'un camarade de classe avait naturellement consterné les quelque 70 élèves de cette école.

La Commission scolaire de l'Énergie avait alors demandé à des psychologues de soutenir les élèves qui avaient besoin de s'exprimer.

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