Pornographie juvénile: Vincent Bouchard plaide coupable

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Vincent Bouchard

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Joliette) Vincent Bouchard, cet ex-entraîneur de football du Complexe Alphonse-Desjardins et de l'Académie Les Estacades, a finalement décidé de régler ses comptes avec la justice en plaidant coupable, lundi, à des accusations réduites de pornographie juvénile.

Entre le 3 septembre 2011 et le 15 octobre 2011, à Trois-Rivières et à Joliette, il a en effet admis avoir produit et distribué du matériel de pornographie juvénile et d'avoir comploté pour commettre un leurre avec Sonia Boivin, une ex-enseignante de Notre-Dame-des-Prairies.

Les chefs qui, au départ, avaient été portés sur acte criminel, ont été réduits à la catégorie voie sommaire, de sorte que la peine minimale passe d'un an de prison à trois mois.

L'avocat de Vincent Bouchard, Me Eddy Ménard, a en effet expliqué, lundi, qu'à la suite de discussions avec la Couronne et le juge Bruno Leclerc lors d'une conférence de facilitation, il a été convenu de réduire les infractions compte tenu de la nature des gestes posés et des circonstances.

D'emblée, rappelons que Vincent Bouchard a rencontré Sonia Boivin sur le Réseau Contact en se faisant passer pour un homme, un dénommé Alex Théberge. Très rapidement, ils ont commencé à avoir des propos sexuels mettant notamment en scène des personnes mineures.

Bouchard a par la suite fait une demande d'amitié à Sonia Boivin sur les réseaux sociaux mais en utilisant sa véritable identité. Il a ainsi pu en savoir davantage sur les fantasmes sexuels de la femme. Il a alors créé un autre personnage fictif, soit celui d'une jeune fille de 12 ans, afin de la mettre en contact avec Sonia Boivin.

La preuve a révélé que les conversations qu'elle avait eues avec cette fausse jeune fille - Bouchard en l'occurrence - étaient également à connotation sexuelle au point où Mme Boivin lui avait même demandé de la rencontrer afin d'aller plus loin dans leurs «échanges sexuels.»

Les policiers ont été informés de cette affaire lorsque Mme Boivin a voulu faire réparer son ordinateur par son ex-conjoint.

Ce dernier a trouvé les conversations compromettantes et l'a confrontée à celles-ci. Elle a donc contacté les policiers pour avouer ses crimes.

Lundi, Sonia Boivin a elle aussi plaidé coupable aux mêmes accusations réduites. Dans les deux cas, des rapports présentenciel et sexologique ont été demandés pour guider le tribunal dans la peine à prononcer. Les plaidoiries sur sentence ont donc été fixées au 21 mai à Joliette.

Me Ménard a d'ailleurs expliqué que le chef de production de pornographie juvénile est très large et inclut tant l'homme qui produit du matériel de pornographie explicite en prenant des photos d'un enfant par exemple que toute conversation écrite à connotation de pornographie juvénile entre deux personnes comme c'est le cas présent.

D'ailleurs, aucune photo ou vidéo de pornographie juvénile n'a été retrouvée dans les ordinateurs de Vincent Bouchard et Sonia Boivin. Ils n'auraient jamais non plus fréquenté des sites de pornographie juvénile. C'est pourquoi les accusations ont été réduites et que la peine sera par conséquent moins lourde.

Notons en  terminant qu'il y a eu un arrêt des procédures sur le quatrième chef d'accusation, soit d'avoir incité une personne mineure à avoir des contacts sexuels.

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