Pornographie juvénile: six mois de prison pour Yohann Vallée

Yohann Vallée a écopé de six mois de... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Yohann Vallée a écopé de six mois de prison pour possession de pornographie juvénile mettant en scène des enfants en bas âge.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Yohann Vallée a finalement été condamné à purger une peine de six mois de prison pour divers crimes reliés à la pornographie juvénile.

Cet homme de 42 ans de Trois-Rivières, qui a visionné pendant au moins trois ans des vidéos et des photographies mettant en scène des jeunes enfants victimes d'agression sexuelle, devra également se soumettre à une probation de trois ans avec un suivi de 18 mois.

Il devra par ailleurs participer au suivi psychologique et/ou sexuel qui sera suggéré par son agent de probation. Du même coup, il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité. Et pendant les quatre années suivant sa libération de prison, il lui sera interdit de se trouver dans une zone publique susceptible de regrouper des jeunes de moins de 16 ans.

Il ne pourra pas non plus occuper un emploi le mettant en présence de ces jeunes, avoir des contacts avec eux sauf s'il est accompagné d'un adulte et enfin utiliser Internet sauf pour des fins de travail.

Vallée avait plaidé coupable en juin dernier à des chefs de possession, production et distribution de pornographie juvénile, d'avoir accédé à ce matériel et d'entreposage illégal d'une arme à feu.

Lors d'une perquisition menée en octobre 2012 à son domicile, les policiers avaient saisi 54 fichiers de pornographie juvénile. Sur ces vidéos et photos, on voyait des enfants âgés entre six mois et 10-12 ans environ qui se livraient à des actes sexuels avec d'autres enfants ou avec des adultes. Certains fichiers impliquaient même des enfants et des animaux.

La procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, réclamait une peine de 12 mois de prison. L'avocat de la défense,

Me Maurice Biron, suggérait  pour sa part la peine minimale qui est de trois mois de prison. Il demandait qu'elle soit purgée les fins de semaine afin que son client garde son emploi.

En rendant la sentence vendredi matin, le juge Jacques Lacoursière a rappelé l'importance d'individualiser la peine en fonction des facteurs aggravants et atténuants tout en respectant les critères de dénonciation et dissuasion qui doivent s'appliquer pour des crimes semblables, d'autant qu'ils impliquent les personnes les plus vulnérables de la société.

Même s'il a qualifié la suggestion de Me Lemay comme étant raisonnable, il estime qu'elle ne tient pas suffisamment compte des facteurs atténuants. Il a rappelé que le prévenu n'a aucun antécédent judiciaire, qu'il est un actif pour la société, qu'il a plaidé coupable, qu'il a collaboré avec les policiers, qu'il bénéficie du soutien de ses proches, qu'il a respecté ses conditions de remise en liberté et qu'il est prêt à suivre une thérapie.

D'un autre côté, cette affaire compte des facteurs aggravants importants. Sur ce plan, le juge Lacoursière a parlé du caractère répugnant des fichiers, du jeune âge des enfants qu'on y voit, de la période délictuelle qui s'est étirée sur au moins trois ans. Quant à la quantité saisie, il n'est pas en accord avec la position de la défense qui insistait sur le petit nombre de fichiers. En ce sens, il dit partager l'opinion de l'enquêteure Isabelle Giroux qui avait témoigné la veille en disant que chaque fichier en est un de trop car il constitue une agression sexuelle.

Le juge a aussi mentionné que les rapports présentenciel et sexologique soulevaient des interrogations sur la réelle conscientisation de Yohann Vallée face à ses crimes. Il semble que ce dernier ait de la difficulté à admettre ses déviances et tente de minimiser son comportement en le mettant sur le compte du stress et de l'alcool.

Pour toutes ces raisons, il lui a imposé six mois de prison ferme.

En ce qui concerne le chef d'entreposage négligent d'une arme à feu, la sentence est suspendue.

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