Daniel Boisvert: la Cour d'appel maintient la sentence

Daniel Boisvert, reconnu coupable d'avoir entretenu une relation... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Daniel Boisvert, reconnu coupable d'avoir entretenu une relation incestueuse avec sa fille pendant 28 ans, devra passer six ans en prison.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Daniel Boisvert, cet homme reconnu coupable d'avoir entretenu une relation incestueuse avec sa fille pendant 28 ans, devra finalement purger les six ans de prison qui lui ont été imposés par la Cour du Québec.

Dans une décision unanime rendue sur le banc, la Cour d'appel a en effet maintenu la sentence rendue par le juge de première instance, Jacques Trudel. Daniel Boisvert, un retraité d'Hydro-Québec, devra donc prendre le chemin du pénitencier pour les six prochaines années. En décembre 2010, il avait été déclaré coupable d'agression sexuelle, d'attentat à la pudeur, d'inceste et de harcèlement, et ce, au terme d'un procès de plusieurs jours.

Dans la décision rendue initialement par le juge Trudel, ce dernier avait souligné à quel point les séquelles pour la victime avaient été énormes, et ce, encore aujourd'hui. Il estimait que la peine devait respecter les critères de dissuasion et dénonciation puisqu'il s'agissait d'un cas d'abus envers des enfants. Qui plus est, les agressions commises par Daniel Boisvert étaient nombreuses, la période délictuelle était longue et il y avait eu abus de confiance et d'autorité de la part de ce père de famille.

Il avait en effet abusé sexuellement de sa fille pendant une trentaine d'années. Les agressions avaient commencé alors que la petite avait 11 ans, après le départ de la mère. En fait, elle était devenue en quelque sorte sa remplaçante. La fréquence de leurs relations était de trois à quatre fois par semaine. Au fil du temps, elles avaient diminué, de sorte qu'à la fin, elles survenaient une fois par mois. Ils s'adonnaient à des cunnilingus, des fellations et des relations complètes. Le père avait même tenté de sodomiser sa fille. Leur relation était devenue fusionnelle, comme l'avaient démontré de nombreuses lettres qu'ils s'étaient écrites.

C'est en 2008, à l'âge de 38 ans, que la victime avait décidé de mettre un terme aux relations sexuelles avec son père à la suite de sa rencontre avec son mari actuel. Son père avait malgré tout continué à la harceler presque quotidiennement, allant même jusqu'à vouloir foncer sur elle avec son véhicule. En 2009, la victime avait finalement porté plainte à la police après avoir obtenu une aide psychologique.

Dans cette affaire, la Couronne, représentée par Me Catherine Roberge, avait réclamé une peine de sept à huit ans de pénitencier alors que la défense, assurée par Me Christian Desrosiers, proposait trois à quatre ans. Le juge avait tranché pour six ans.

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