Peine de deux ans avec sursis pour Marie-Ève Nadeau

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour s'être livrée au trafic de stupéfiants pendant trois ans et demi à l'ancien bar B-52, Marie-Ève Nadeau a été condamnée à deux ans moins un jour de prison.

Elle pourra toutefois purger sa peine dans la collectivité compte tenu des changements importants qu'elle a apportés dans sa vie depuis son arrestation et du risque de récidive qui est considéré comme inexistant.

En prononçant la sentence mardi matin, le juge Jacques Lacoursière a toutefois pris soin de lui rappeler que cette peine n'était pas nécessairement plus clémente que la prison ferme réclamée par la Couronne, mais qu'elle lui permettrait de maintenir ses acquis.

Au cours des huit premiers mois, elle sera confinée à son domicile 24 heures sur 24 sauf exceptions. Au cours des huit mois suivants, elle devra respecter un couvre-feu de 21 h à 6 h. Ce dernier sera abaissé de 23 h à 6 h pour le reste de sa sentence. Elle devra par ailleurs réaliser 120 heures de travaux communautaires. Il lui sera interdit de consommer de l'alcool et de se rendre dans les bars pendant huit mois. Enfin, elle sera soumise à une probation de deux ans avec suivi pendant un an à la fin de sa peine.

Rappelons que Marie-Ève Nadeau a admis avoir fait le trafic de cocaïne, de cannabis, de haschich et de viagra pendant trois ans et demi à l'ancien bar B-52 à Trois-Rivières. Elle a également été interpellée en possession de ces substances pour fins de trafic. Elle fréquentait à l'époque Claude Girard qui s'occupait du B-52 et y opérait un réseau de vente de stupéfiants. Les serveuses du bar étaient chargées d'écouler la marchandise illicite. Marie-Ève Nadeau agissait elle-même comme serveuse mais son implication était plus importante que les autres filles. Elle s'occupait notamment de l'embauche et de la formation des serveuses, elle ensachait la drogue et s'occupait parfois de la livraison.

Depuis son arrestation, elle a toutefois suivi une thérapie visant à régler son problème de dépendance aux stupéfiants de sorte qu'elle est abstinente depuis 29 mois. Elle occupe aujourd'hui un bon travail qui lui vaut la confiance de son employeur.

La semaine passée, Claude Girard avait écopé d'une peine de 55 mois de prison pour les trafics de stupéfiants, complot pour trafic, possession de ses substances pour fins de trafic, possession d'argent obtenu illégalement, possession d'armes à autorisation restreinte et enfin, possession d'arme sans être titulaire de permis.

Sa fille, Sabrina Girard, qui était la propriétaire officielle de cet ancien bar du boulevard des Chenaux à Trois-Rivières, devra pour sa part purger 18 mois de prison dans la collectivité pour du trafic de cocaïne et de cannabis, complot pour trafic de même que possession de cocaïne et de cannabis pour fins de trafic.

Trois autres serveuses avaient été arrêtées. Deux d'entre elles avaient écopé de peine de neuf mois avec sursis. La troisième avait été condamnée à la prison ferme compte tenu de ses dossiers en matière de vol.

Ils avaient tous été accusés à la suite d'une rafle de l'ERM drogue en mai 2012. Lors des perquisitions, les policiers avaient saisi des quantités importantes de drogue. On parle ici de près de 500 grammes de cocaïne, 2825 grammes de cannabis, 87 grammes de hachisch et 328 comprimés de Viagra.

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