«Je ne suis coupable de rien», affirme le Doc Mailloux

Le psychiatre Pierre Mailloux obtient un nouveau sursis... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le psychiatre Pierre Mailloux obtient un nouveau sursis de radiation.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Le psychiatre Pierre Mailloux obtient à nouveau un sursis de radiation. Le Doc Mailloux peut ainsi continuer de pratiquer au moins jusqu'au 26 février 2015, journée où aura lieu l'audition en révision judiciaire notamment sur sa radiation de trois mois.

«Cinq semaines de radiation sont déjà purgées. C'est une des raisons que la juge a évoquées dans sa décision. Si je n'obtenais pas le sursis, il me restait deux mois. La sanction aurait donc été purgée avant la révision judiciaire, qui serait donc par conséquent devenue théorique», explique Pierre Mailloux. «Le jugement de la juge France Bergeron de la Cour supérieure est étoffé. Il a neuf pages, pas deux ou trois comme les autres jugements de sursis.»

Selon le Doc Mailloux, «il serait étonnant» que le syndic du Collège des médecins porte la décision de la juge en appel. «Je serais extrêmement surpris qu'il se présente devant la Cour d'appel avec le jugement de la juge Bergeron.»

Rappelons que le Collège des médecins reproche à Pierre Mailloux ses propos concernant le quotient intellectuel des personnes noires et des autochtones tenus en 2005 à l'émission Tout le monde en parle ainsi que sur ses propos au sujet d'une psychologue de la région de Québec.

Pierre Mailloux accueille avec «soulagement et émotion» le sursis de radiation. «Je ne suis coupable de rien», clame-t-il haut et fort.

Il affirme de plus que ses absences lors des précédentes radiations ont eu de lourdes conséquences pour ses patients. Incluant la cinquantaine de patients à son cabinet privé, Pierre Mailloux accompagne près de 300 personnes, dont plusieurs ont des problèmes graves de santé mentale. «Ça fait six fois que je suis radié et je ne suis pas remplacé. Le conseil des médecins peut radier Mailloux, mais il ne peut pas ne pas me remplacer», lance le psychiatre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer