Michel Gélinas soumis à une évaluation psychiatrique

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Avec une évaluation psychiatrique, la cour pourra établir la responsabilité criminelle de Michel Gélinas lorsqu'il a grimpé sur le château d'eau à Louiseville.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Michel Gélinas devra subir à nouveau une évaluation visant à établir sa responsabilité criminelle lorsqu'il a grimpé sur le château d'eau de Louiseville lundi dernier.

Lors de son retour en cour jeudi, au stade de son enquête sur caution, son avocate Me Karine Bussière a en effet demandé au juge Jacques Trudel d'ordonner cette évaluation psychiatrique afin de mieux la guider dans le choix de ressources vers lesquelles diriger son client.

Elle a en effet plaidé qu'elle n'était pas en mesure de tenir l'enquête sur caution sans avoir les résultats de cette évaluation en main. Selon elle, son client a besoin d'aide et de soins de santé appropriés, compte tenu d'une problématique de troubles mentaux et de consommation de stupéfiants. Il lui faut trouver des ressources appropriées en prévision d'une sortie de prison éventuelle.

D'ailleurs, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, qui avait assigné ses témoins pour l'enquête sur caution, n'a pas caché la possibilité qu'une pareille évaluation soit également réclamée de son côté.

Dans le contexte de cette demande, elle a donc fait entendre une de ses témoins, Catherine Beaubien, agente de surveillance à la maison Radisson. Cette dernière assure le suivi de Michel Gélinas depuis janvier 2013. Elle a expliqué au tribunal que plusieurs rapports de manquements avaient été faits contre celui-ci parce qu'il souffre de délires, ne prend pas correctement sa médication et consomme des stupéfiants.

En août 2013, soit deux mois après le premier événement du château d'eau, Michel Gélinas avait reçu un diagnostic de troubles psychotiques paranoïdes. Selon elle, ses délires et ses idées suicidaires sont souvent en lien direct avec ses passages à la cour pour la garde de ses enfants. Il devait d'ailleurs se présenter devant le tribunal de la famille le 17 novembre.

Elle a aussi rapporté que Michel Gélinas prétendait avoir des troubles avec les Hells Angels de Sorel au point de se barricader dans sa propre résidence.

Toujours selon Mme Beaubien, des médecins ont conclu qu'il devait être maintenu sous garde assez longtemps pour qu'il puisse cesser sa consommation de stupéfiants afin d'ajuster sa médication et lui apporter les soins requis.

Tout dernièrement, Mme Beaubien avait conseillé  à Michel Gélinas d'aller à l'hôpital mais il avait refusé. Elle trouvait qu'il avait maigri beaucoup et qu'il était particulièrement désorganisé.

À la lumière de toutes ces informations, le juge a conclu qu'une évaluation psychiatrique devait être réalisée. Ce n'est certes pas la première (il avait été déclaré criminellement responsable à la suite de son premier méfait au château d'eau en juin 2013) mais le juge estime que les problématiques de santé mentale sont en constante évolution. Le prévenu sera donc détenu au cours du prochains mois au Centre régional de santé mentale.

Michel Gélinas reviendra devant le tribunal le 15 décembre.

Rappelons qu'il avait grimpé lundi dans le château d'eau de Louiseville pour une deuxième fois en 17 mois. Il est accusé de méfait en ayant empêché, interrompu ou gêné l'emploi, la jouissance ou l'exploitation légitime d'un bien, soit la route 349, et de trois bris de probation pour avoir troublé l'ordre public, ne pas avoir effectué ses 40 heures de travaux communautaires et ne pas avoir complété une thérapie à Domrémy.

En juin 2013, ce Louisevillois avait gravi une première fois le château d'eau afin d'attirer l'attention sur sa situation familiale. Séparé de la mère de ses enfants, il revendiquait le droit de voir ces derniers.

Il disait souffrir alors d'une dépression mais avait cependant été déclaré criminellement responsable de ses gestes au terme d'une évaluation psychiatrique. On lui avait donc imposé comme sentence l'obligation d'effectuer 40 heures de travaux communautaires et de suivre une thérapie à Domrémy. Il devait également se soumettre à une probation de deux ans.

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