Abus sexuels sur une fillette: Jean-Pierre Fraser condamné à trois ans de pénitencier

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jean-Pierre Fraser devra purger trois ans de pénitencier pour avoir agressé sexuellement une fillette pendant six ans.

L'individu de Trois-Rivières sera également inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie. À sa sortie de prison, il lui sera interdit de se trouver un emploi le mettant en présence de mineurs de moins de 16 ans ou de tenter de communiquer avec eux par le biais d'un ordinateur et ce, pendant deux ans.

En février dernier, au terme d'un procès, il avait été déclaré coupable d'agression sexuelle et d'incitation à des contacts sexuels sur une mineure. Entre 1996 et 2003, Fraser s'était en effet livré à des abus sur une jeune fille à plusieurs reprises. On parle ici de masturbation mutuelle, d'attouchements et même de pénétration. Les gestes avaient commencé alors que la victime avait six ans environ. Fraser avait notamment mentionné en cour qu'il caressait la vulve de l'enfant pour l'endormir.

À partir de dix ans, la petite avait dû écouter des films pornographiques avec son agresseur. Il l'invitait alors à répéter ce qu'elle voyait à la télévision. Les délits s'étaient ensuite poursuivis jusqu'à ce qu'elle atteigne 12 ans. À cet âge, il avait réussi à la pénétrer pendant qu'elle dormait. Dès qu'elle s'était réveillée, elle l'avait repoussé. Il s'était alors retiré mais lui avait dit: «À partir de maintenant, ça appartient à tes chums.»

Dans le cadre du procès, le prévenu avait admis qu'il y avait eu des attouchements sexuels mais il les avait qualifiés de mutuels. Il les chiffrait à 20 à 30 fois sur une période de deux ans. Il niait par contre la pénétration. La victime avait plutôt estimé les délits à une centaine de fois en deux ans.

Dans cette cause, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Marc Poirier, suggérait au tribunal une peine de quatre à six ans de prison alors que l'avocat de la défense, Me Stéphane Grenier, réclamait une peine de deux ans.

Pour rendre la sentence, le juge Jacques Trudel a tenu compte notamment des facteurs aggravants. Jean-Pierre Fraser a en effet commis des abus de confiance et d'autorité. Il a profité de la jeune fille pendant une longue période de temps et à répétition. La nature des gestes sexuels est qualifiée de très intrusive et parmi les plus intimes. Il l'a aussi manipulée pour obtenir son silence.

Sa responsabilisation est considérée mitigée et enfin, les conséquences sur la victime sont importantes. Cette dernière souffre d'une perte d'estime de soi et d'insomnie. Elle s'est auto-mutilée, a eu des idées suicidaires et éprouve de grandes difficultés dans ses propres rapports sexuels.

Quant aux facteurs atténuants pris en considération, il y a sa reconnaissance d'une partie des infractions, son absence d'antécédents judiciaires, ses regrets pour la victime, sa honte. Il a aussi complété une thérapie pour abuseurs sexuels, son rapport sexologique est favorable et le risque de récidive est jugé faible.

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