Des détenus ont réussi à monter sur le toit de la prison de Trois-Rivières

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Des détenus ont réussi à monter sur le toit de la prison de Trois-Rivières, mardi soir.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un refus de visite à un détenu a tourné au vinaigre, mardi soir au centre de détention de Trois-Rivières, alors qu'une vingtaine de personnes ont causé un certain chaos à l'intérieur d'une aile de l'établissement. Deux ou trois d'entre eux sont même parvenus à se rendre sur le toit de l'immeuble, sans toutefois parvenir à réussir à s'évader.

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec a félicité l'intervention rapide et professionnelle de ses membres trifluviens qui a permis d'éviter que la situation ne dégénère davantage. Au bout d'une heure, l'incident avait été maîtrisé.

Au cours de l'agitation, la vingtaine de détenus en colère ont notamment bloqué la vue des agents correctionnels, ce qui a permis à quelques-uns d'entre eux de trouver une brèche pour sortir de l'édifice et rejoindre le toit.

Pour le SAPSCQ, les compressions déjà encaissées et les prochaines à venir peuvent expliquer en partie l'agitation de certains détenus. «Il y a eu un soulèvement d'une vingtaine de personnes incarcérées. Il y a beaucoup de tension présentement dans le milieu correctionnel en raison des diverses coupes qui entraînent certaines pertes de privilèges», explique le président Mathieu Lavoie, tout en rappelant la problématique de surpopulation carcérale à Trois-Rivières, comme ailleurs dans la province.

À titre d'exemple, dans certaines cellules conçues pour un seul détenu, on en retrouverait parfois jusqu'à trois à la fois.

«Ça soulève des questions au niveau de la sécurité. On doit agir pour sécuriser les établissements. Malheureusement, le milieu carcéral est considéré comme l'enfant pauvre du ministère de la Sécurité publique. On doit identifier ce qu'il y a à corriger et le faire le plus rapidement possible», implore M. Lavoie.

De son côté, le ministère de la Sécurité publique se contente de parler de «désordre» et ne qualifie pas l'événement d'hier soir comme une émeute ou une tentative d'évasion.

«L'événement a débuté vers 20 h, et moins d'une heure plus tard, tout était rentré dans l'ordre. Il n'y a pas eu de bris majeur à l'intérieur de la prison», confirme Clément Falardeau, responsable des communications au ministère de la Sécurité publique.

Ce dernier explique qu'une enquête administrative sera menée à l'interne pour faire la lumière sur cet événement. La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a elle-même fait savoir qu'elle souhaitait être informée des conclusions de cette enquête, qui pourrait prendre plusieurs semaines.

La Sûreté du Québec a été appelée en assistance, mais n'a pas eu à intervenir, tandis que la Sécurité publique de Trois-Rivières a bouclé un périmètre de sécurité autour du centre de détention.

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