Drogue à l'ancien bar B-52: Claude et Sabrina Girard règlent leurs comptes

C'est dans ce bar du boulevard des Chenaux... (Photo: Archives Stéphane Lessard)

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C'est dans ce bar du boulevard des Chenaux à Trois-Rivières, maintenant fermé, que Claude et Sabrina Girard s'adonnaient à leur commerce illicite.

Photo: Archives Stéphane Lessard

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Claude Girard et sa fille, Sabrina, ont réglé leurs comptes avec la justice, mardi après-midi, en lien avec du trafic de drogue à l'ancien bar B-52.

Le père a en effet écopé d'une peine de 55 mois de prison après avoir plaidé coupable à diverses accusations telles que trafic de cocaïne, de cannabis et de haschich entre janvier 2009 et mai 2012, complot pour trafic, possession de ses substances pour fins de trafic, possession d'argent obtenu illégalement, possession d'armes à autorisation restreinte et enfin, possession d'arme sans être titulaire de permis.

Sabrina, qui était la propriétaire officielle de cet ancien bar du boulevard des Chenaux à Trois-Rivières, devra pour sa part purger 18 mois de prison dans la collectivité pour du trafic de cocaïne et de cannabis, complot pour trafic de même que possession de cocaïne et de cannabis pour fins de trafic.

Ils avaient été arrêtés lors d'une rafle de l'ERM drogue en mai 2012 en même temps que quatre autres femmes. Parmi elles, il y avait Marie-Ève Nadeau, qui était alors la conjointe de Claude Girard, et trois serveuses, Geneviève Thibeau, Christina Bergeron et Isabelle Duval. Les deux dernières ont écopé de peine de neuf mois avec sursis. Geneviève Thibeau a dû purger de la prison ferme compte tenu de ses dossiers en matière de vol. Quant à Marie-Ève Nadeau, elle revient le 18 novembre pour sa peine.

La preuve a révélé que Claude Girard, qui s'occupait du bar et de la gérance, opérait un réseau de vente de stupéfiants à même le B-52, et ce, depuis quelques années. Ce sont les serveuses du bar, dont sa conjointe et sa propre fille Sabrina, qui écoulaient la marchandise illicite.

En fait, selon l'enquêteur François Toussaint de la Sûreté du Québec, les serveuses étaient obligées de vendre de la drogue. Cela faisait en quelque sorte partie de leurs conditions d'embauche.

Lors des perquisitions, les policiers avaient saisi des quantités importantes de drogue. On parle ici de près de 500 grammes de cocaïne, 2825 grammes de cannabis, 87 grammes de hachisch et 328 comprimés de Viagra.

Les sentences qui ont été prononcées, mardi, par la juge Dominique Slater font suite à des suggestions communes des avocats, Me Louis-R. Lupien à la défense, et Me Martine Tessier à la Couronne au terme de longues discussions. Elles tiennent compte de leur absence d'antécédents judiciaires, de leur plaidoyer de culpabilité, des quantités de stupéfiants saisis, de leur implication respective et de la preuve accablante contre eux. En tenant compte de la jurisprudence, Claude Girard aurait pu écoper de cinq ans de prison.

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