Michel Gélinas accusé de méfait public

Michel Gélinas a grimpé sur le château d'eau... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Michel Gélinas a grimpé sur le château d'eau de Louiseville, lundi, pour la deuxième fois en 17 mois provoquant un déploiement policier. Il a comparu, mardi matin, sous des accusations de méfait public et bris de probation.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Michel Gélinas, cet homme qui a grimpé lundi dans le château d'eau de Louiseville pour une deuxième fois en 17 mois, était de retour devant le tribunal, mardi matin, pour faire face à la justice.

Il a formellement été accusé de méfait en ayant empêché, interrompu ou gêné l'emploi, la jouissance ou l'exploitation légitime d'un bien, soit la route 349, et de trois bris de probation pour avoir troublé l'ordre public, ne pas avoir effectué ses 40 heures de travaux communautaires et ne pas avoir complété une thérapie à Domrémy.

En présence de son avocate, Me Karine Bussière, il a plaidé non coupable aux chefs portés contre lui. Compte tenu de ses antécédents judiciaires et plus particulièrement de ses bris de probation, la Couronne s'est objectée à sa remise en liberté. Le prévenu compte en effet des antécédents en matière de voies de fait, méfaits, vols, recel, bris de condition, appels harassants et menaces. Son enquête sur caution a donc été fixée à demain.

On se rappellera qu'en juin 2013, ce Louisevillois avait gravi une première fois le château d'eau de l'ancienne Associated Textiles of Canada, et ce, afin d'attirer l'attention sur sa situation familiale. Séparé de la mère de ses enfants, il revendiquait le droit de voir ces derniers. Il disait souffrir alors d'une dépression.

Il avait cependant été déclaré criminellement responsable de ses gestes au terme d'une évaluation psychiatrique. On lui avait donc imposé comme sentence l'obligation d'effectuer 40 heures de travaux communautaires et de suivre une thérapie à Domrémy. Il devait également se soumettre à une probation de deux ans.

Or, non seulement il n'aurait pas respecté les obligations du tribunal, mas il a récidivé, lundi, en grimpant de nouveau dans le château d'eau pour y tenir le même discours sur l'importance de revoir ses enfants. Il a d'ailleurs tenu les policiers en haleine durant huit heures.

Il était alors sous le coup d'un mandat d'arrestation émis depuis le 20 octobre. Sur  les lieux, ses proches ont indiqué à plusieurs reprises à quel point Michel Gélinas avait besoin d'aide psychologique puisqu'il souffrirait de schizophrénie et omettrait de respecter sa médication.

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