Accusés d'avoir volé 1 million $ à un homme de 94 ans

Le procès d'Alain Satgé et Liliane Devries, deux Français accusés d'avoir... (Photo: Émilie O'Connor)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès d'Alain Satgé et Liliane Devries, deux Français accusés d'avoir dérobé plus d'un million $ à un nonagénaire pendant plusieurs années, a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières.

À partir du printemps 2003, ces deux individus auraient profité de la vulnérabilité physique et psychologique d'Albany Duhaime, un homme qui venait tout juste de perdre son épouse, pour prendre le contrôle de ses avoirs.

À titre d'ami de la présumée victime, le couple aurait en effet exploité ses faiblesses et fait des pressions indues sur elle pour devenir les mandataires de son argent et obtenir des procurations bancaires à leur nom.

Les faits qui sont reprochés à Devries et Satgé ont perduré jusqu'en 2010, soit jusqu'au moment où M. Duhaime a atteint l'âge de 94 ans. Le couple lui aurait ainsi dérobé plus d'un million $, ce qui représente l'héritage de sa femme et ses revenus de retraite. Les gestes auraient été commis à Trois-Rivières mais aussi au Lac-Saint-Jean où les prévenus avaient démarré un centre de plein air ScoobyRaid à Lamarche.

Trouvant pour le moins suspect cet élan de générosité de M. Duhaime, sa famille avait d'ailleurs alerté la Commission des droits de la personne du Québec. La présumée victime avait ensuite été soumise à une série d'examens, révélant qu'elle n'était pas saine d'esprit au moment où elle s'était présentée devant le notaire pour les nommer mandataire de sa fortune.

Les responsables de la Commission des droits de la personne avaient donc retiré l'homme de son milieu et soumis le dossier à la Sécurité publique de Trois-Rivières. Le couple avait été arrêté en mai 2010 et des accusations de fraude et de vol ont été portées contre lui.

Au terme d'une longue enquête préliminaire qui s'était tenue en 2012, le couple avait été cité à subir leur procès. Dans les mois qui avaient suivi, une conférence préparatoire avait eu lieu pour préparer ce procès dont la durée est estimée à quatre semaines.

Il est vrai que la preuve est pour le moins volumineuse. Lundi, la journée a notamment été consacrée au dépôt en preuve de plusieurs documents pertinents à la cause comme les transactions bancaires, les factures, les chèques, etc.

La Couronne, représentée par Me Maxime Chevalier, va faire témoigner au cours des prochains jours six experts, deux comptables, un médecin généraliste, un psychiatre, un expert en documents et un gériatre. Quant à la victime, elle est décédée.

Les deux co-accusés, qui bénéficient de leur liberté durant les procédures judiciaires, sont représentés par l'avocat Pierre Gagnon. Le procès est présidé par la juge Guylaine Tremblay.

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