Disparition de Cédrika Provencher: un cinéaste avance une nouvelle hypothèse

À l'âge de 9 ans, Cédrika Provencher est... (PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE)

Agrandir

À l'âge de 9 ans, Cédrika Provencher est disparue le 31 juillet 2007 à Trois-Rivières aux abords du parc Chapais.

PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Plus de sept ans après la disparition de Cédrika Provencher, aux abords du parc Chapais à Trois-Rivières, un cinéaste tente d'apporter un nouvel éclairage sur cette mystérieuse histoire à l'intérieur d'un documentaire-fiction qui trace des liens entre un suspect principal, six meurtres et deux disparitions d'enfants non résolus au cours des 30 dernières années.

Avec Novembre 84 - sur les traces d'un tueur en série, Stéphan Parent souhaite ainsi relancer certaines enquêtes qui n'ont jamais abouti à l'arrestation de suspects et la conclusion des dossiers.

Ce sont les enlèvements de trois enfants survenus à Montréal, il y a 30 ans pendant le mois de novembre de 1984, qui sont à la base du projet, soit ceux de Maurice Viens (4 ans), Sébastien Métivier (8 ans) et Wilton Lubin (12 ans).

D'ailleurs, la plupart des crimes évoqués dans le documentaire-fiction traitent de la région métropolitaine, sauf le nébuleux dossier de la disparition de Cédrika Provencher. Si le cinéaste entretient de sérieux doutes envers un suspect en particulier, il n'écarte pas la possibilité qu'un ou deux autres complices puissent avoir commis certains des crimes.

Dans le cas de Cédrika Provencher, Stéphan Parent trace simplement un lien entre la disparition de la fillette de neuf ans et le fait que son suspect principal habitait à Trois-Rivières au moment où la disparition s'est jouée.

Il estime néanmoins qu'il s'agit d'une coïncidence qui saute aux yeux. «Est-ce que ça fait de cette personne un coupable, on ne sait pas. Mais à chaque fois que l'individu habitait dans un secteur donné, un enfant disparaissait. Un plus un, ça fait deux...», mentionne-t-il.

Les autres dossiers non résolus à ce jour évoqués dans la projection sont ceux de Denis Roux-Bergevin (assassiné à 5 ans, en 1985 à Montréal), Tammy Leak (assassinée à 12 ans, en 1981 à Montréal), Pascal Poulin (assassiné à 10 ans, en 1989 à Montréal) et Marie-Ève Larivière (assassinée à 12 ans, en 1992 à Laval).

Pour des raisons légales, le suspect principal visé par le scénario n'est jamais formellement identifié. Or, Stéphan Parent avance qu'il était le colocataire du chauffeur de taxi arrêté - puis relâché - en lien avec la disparition de Maurice Viens, en 1984. On mentionne également que l'individu possède un lourd passé judiciaire.

Évidemment, l'instigateur reconnaît que son projet peut être mal perçu aux yeux des institutions policières. Il croit néanmoins que certaines enquêtes n'ont pas été menées avec suffisamment de professionnalisme.

«Les policiers font des efforts sur le coup, au moment de la disparition. Mais quand la poussière retombe, les dossiers sont mis sur une tablette. Peut-être que les policiers n'aimeront pas ça. Mais tout ce qui est avancé dans le documentaire, on a des preuves de ça. On rapporte ce que les gens nous ont donné comme informations», explique M. Parent.

À la Sûreté du Québec, on a préféré s'abstenir de tout commentaire à propos du documentaire-fiction du cinéaste Stéphan Parent.

Pour Novembre 84, le cinéaste a notamment misé sur les témoignages de parents de victimes et la collaboration de l'avocat des victimes et ex-ministre de la Justice, Me Marc Bellemare.

La première diffusion de Novembre 84 aura lieu samedi à Montréal. Les personnes intéressées à visionner ce projet dans la région pourront le faire le 8 novembre alors qu'il sera présenté au cinéma Biermans à Shawinigan.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer