Brousseau se serait livré à des massages sur des patientes du CSSS de l'Énergie

Yves Brousseau subit présentement un procès pour des... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Yves Brousseau subit présentement un procès pour des gestes à caractère sexuel perpétrés sur deux patientes du CSSS de l'Énergie.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le procès d'Yves Brousseau, un ex-préposé aux bénéficiaires du CSSS de l'Énergie accusé d'avoir agressé sexuellement deux patientes, s'est poursuivi, lundi, au palais de justice de Shawinigan.

Le quinquagénaire fait face à quatre chefs d'accusation, tous d'agression sexuelle, sur deux femmes qui étaient hospitalisées dans le service de psychiatrie de l'hôpital. Les faits qui lui sont reprochés seraient survenus en février et en octobre 2008 dans le cas d'une première patiente et en août et septembre 2009 pour la seconde.

Son procès avait commencé les 27 et 28 mai dernier. Lundi, l'une des présumées victimes était de retour à la barre des témoins dans le cadre du contre-interrogatoire pour relater les événements ayant conduit à l'arrestation d'Yves Brousseau. Elle soutient que le prévenu se serait livré à des attouchements sexuels sur elle à quelques reprises alors qu'elle était hospitalisée au 8e étage.

En répondant aux questions de l'avocat de M. Brousseau, Me Simon Ricard, elle a cependant admis que le prévenu n'avait jamais touché directement ses parties génitales. Il lui aurait plutôt caressé les épaules, le cou, le galbe des seins et les cuisses dans le cadre de massages visant à la relaxer.

Quant à la seconde présumée victime, elle est décédée peu de temps après le début de l'enquête préliminaire d'Yves Brousseau. C'est d'ailleurs ce qui complique un peu ce procès. Me Ricard soutient qu'il n'a pas été en mesure de terminer son contre-interrogatoire ce qui, selon lui, pourrait nuire à la défense de son client. Il s'oppose donc au dépôt en preuves des déclarations faites par cette femme aux policiers et aux témoins civils et de son témoignage en février 2013 lors de l'enquête préliminaire.

La partie du procès qui la concerne fait donc l'objet d'un voir-dire, sur l'admissibilité ou non des déclarations. Ce sera au juge Jacques Trudel de trancher cette question lorsque les témoins de la Couronne, représentée par Me Vicky Belleville, auront été entendus.

Par conséquent, il nous est interdit de relater les événements ayant trait à la seconde victime. C'est le cas par exemple des témoignages livrés lundi par des intervenantes sociales qui ont reçu les confidences de cette présumée victime quant aux délits sexuels commis par Yves Brousseau.

Le procès devrait se poursuivre mardi.

On se souviendra qu'en octobre 2010, la direction du CSSS de l'Énergie avait congédié Yves Brousseau après qu'une plainte eut été déposée auprès de la commissaire aux plaintes de l'établissement. L'enquête policière pour vérifier les allégations des présumées victimes aura toutefois duré plus d'un an. Brousseau avait finalement été arrêté en novembre 2011.

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