Vague d'introductions par effraction dans le secteur Grand-Mère

Gilles Mongrain, propriétaire d'Ordinateur Express, fait partie des... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Gilles Mongrain, propriétaire d'Ordinateur Express, fait partie des commerçants de Grand-Mère, qui ont été victimes d'une introduction par effraction au cours des dernières semaines. «On commence à être habitué, mais ça nous empêche de dormir correctement», déplore-t-il.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Plusieurs introductions par effraction ont été commises ces dernières semaines dans le secteur Grand-Mère, à Shawinigan. À un point tel que certains parlent d'une véritable épidémie. Tandis que les voleurs courent toujours, les commerçants renforcent leur dispositif de sécurité.

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Il a fallu 45 secondes à cet individu pour s'emparer d'un téléviseur chez Ordinateur Express.

«Je fais faire une porte métallique», raconte Jean-Guy Garceau, propriétaire du Centre Multi-Beauté. Un ou des voleurs ont tenté de pénétrer dans son commerce au début du mois d'octobre. Ils ont arraché la serrure, mais ils ont été incapables d'entrer. Ordinateur Express, qui est situé dans la même bâtisse, a été moins chanceux. Un homme cagoulé s'est introduit, le 27 septembre, dans le commerce après avoir défoncé la porte et il n'a pas perdu de temps.

«Si on regarde les caméras, il est resté 45 secondes dans le magasin. Les policiers sont arrivés une minute après que l'alarme a été déclenchée», relate Gilles Mongrain, propriétaire. Quarante-cinq secondes qui ont été suffisantes pour que l'homme réussisse à s'enfuir avec un téléviseur.

Quelques appels ont permis, mardi, de rapidement identifier une dizaine de commerçants de Grand-Mère victimes d'une introduction par effraction au cours du dernier mois. Du salon de coiffure au bureau de dentistes, les voleurs n'ont pas de préférence. «Ils sont partis avec nos petites caisses ainsi que les outils de travail d'une collègue», déplore Guillaume Boucher, employé au salon de coiffure La Boîte à style.

Et dans certains cas, ils prennent tout ce qui leur tombe sous la main. «On s'est fait voler des séchoirs, des fers à friser, des fers plats, les accessoires d'une coiffeuse, la caisse... Ils ont même pris un paquet d'une soixantaine de crayons de plomb et deux bouteilles de révélateur pour une teinture dont une était presque vide», énumère Jacques Boivin, propriétaire d'Impulsion Coiffure.

Le 4 octobre, c'est le coffre-fort de Vidéotron qui a été dérobé. La fin de semaine dernière, des individus ont tenté le même coup à la succursale de Shawinigan, mais sans succès.

Ce genre d'incidents cause son lot de problèmes. Chez Caroline Importations, la vitrine a été défoncée par une brique il y a environ un mois. Les vandales se sont emparés d'un mannequin et de vêtements, mais ils ne sont pas rentrés dans la boutique. La propriétaire, Odette Rousseau, a décidé de poursuivre la Ville de Shawinigan pour négligence parce que les briques avaient été laissées par terre par des employés en prévision de travaux futurs. «La Ville a tellement négligé le centre-ville. Il est sale, il n'est pas beau. Je leur ai demandé100 fois de faire des améliorations, de mettre un peu d'arbres. Mais la Ville ne fait absolument rien à Grand-Mère», déplore-t-elle.

À la suite de ces vols, plusieurs commerçants ont installé des grilles à leurs vitres ou ont renforcé leurs portes. M. Dominic Lavergne, de Maximum Pro-Tech, est aux premières loges pour assister à ce nouvel engouement pour les systèmes de protection. «Depuis un mois et demi, mon chiffre d'affaires est pratiquement consacré aux grilles antivol. Je suis en train d'en fabriquer une autre pour un commerce de Grand-Mère. C'est une vague», dit-il, tout en disant être désolé par la situation. «Je viens de Grand-Mère et je ne suis pas heureux de voir ce qui se passe dans ma ville.»

Le dépanneur Le Complexe a été volé quatre fois depuis le mois de février. «On a mis des barreaux dans les vitres. On a des caméras. Des systèmes d'alarme. Je ne sais plus quoi faire. Mais là, je vais te le dire ce que je vais faire pour ne plus que ça arrive: je vais fermer. Je suis à bout», déplore Jean Bordeleau, propriétaire. Il a hâte que l'enquête aboutisse. «Je ne comprends pas qu'ils (les policiers) ne les attrapent pas. Ça n'arrête pas et on est inquiet. J'ai perdu ma meilleure employée et j'ai de la misère à trouver du staff

Il n'est pas le seul à être inquiet. «On commence à être habitué, mais ça nous empêche de dormir correctement. Quand je ne dors pas, je viens me promener en ville pour voir si je n'aperçois pas quelqu'un rôder autour des commerces», raconte M. Mongrain. «Ça fait 33 ans que je suis ici et je n'ai jamais été inquiète. Mais là, oui, ça m'inquiète. Chez moi, je mets le système d'alarme. Ici aussi, le système d'alarme est toujours en fonction. J'ai même averti mes employés de sortir ensemble le soir à la fermeture et d'être au moins deux dans le stationnement», affirme la Dre Josée Létourneau, dentiste à la Clinique dentaire Gagnon et Létourneau.

Tout le monde espère que les responsables seront bientôt arrêtés. «Ça ne m'inquiète pas particulièrement, mais il est temps que les policiers y mettent le holà parce que ça commence à s'étendre de plus en plus. Ça fait dur», déplore M. Boivin.

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