La famille de Jean-Guy Frigon est sous le choc

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Sur cette photo prise à la suite du second verdict rendu le 7 octobre dernier, on voit Lise Alarie-Frigon avec sa fille Geneviève.

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Nancy Massicotte
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(Trois-Rivières) La volonté d'Yvan Branconnier de porter encore une fois son verdict de culpabilité en appel a renversé la famille de la victime du meurtre, Jean-Guy Frigon.

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Yvan Branconnier

Photo: Archives, Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Rejointe lundi à son domicile, la veuve de M. Frigon, Lise Alarie, était d'autant plus sur le choc qu'elle revenait tout juste de vacances qu'elle avait prises au lendemain du procès pour justement tenter de refaire le plein d'énergies.

«Je suis tellement tannée. Nous ne sommes plus capables de vivre ça. Cet homme [Yvan Branconnier] n'a aucun remord, ni regret. Comment peut-on s'acharner de la sorte? Il y a quand même 24 personnes qui l'ont condamné pour meurtre au premier degré par le biais de la complicité!», a-t-elle mentionné, visiblement bouleversée par la nouvelle.

La requête d'Yvan Branconnier n'a pas encore été inscrite au greffe de la Cour d'appel mais tout indique qu'il a bel et bien l'intention d'en appeler de la décision. Ses avocats, Me Alexandre Biron et Me Pierre Spain, ont un délai de 30 jours pour déposer leur requête. L'admission en preuve de la déclaration vidéo d'Yvan Branconnier faite aux policiers lors de son arrestation pourrait notamment être invoquée comme motif.

Depuis le meurtre qui a été commis le 29 novembre 2009, Branconnier a fait l'objet de deux procès devant jury. Et dans les deux cas, les verdicts ont été les mêmes sur le chef principal: il a été déclaré coupable de meurtre au premier degré par le biais de la complicité et condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Cependant, il est encore tôt pour parler d'un troisième procès. Ce sera à la Cour d'appel de trancher au cours des prochains mois.

Or, cette simple éventualité est accueillie avec tristesse et colère par Mme Alarie. «Pour moi, justice avait été faite mais de toute évidence, Yvan Branconnier n'éprouve aucune empathie; il n'est pas sensibilisé à notre peine, à la perte que nous avons vécue. À cause de tout ça, nous ne serons plus jamais les mêmes. Le seul baume dont je dispose est de penser que la Cour d'appel n'acceptera peut-être pas sa requête s'il la dépose», a-t-elle ajouté.

Sa fille Geneviève, qui a assisté à toutes les procédures judiciaires depuis le début de cette saga, était elle aussi atterrée. «Il y a quand même deux jurys qui ont été sélectionnés dans le seul but de rendre une décision. Ce sont des être humains, qui ont utilisé leur gros bon sens, qui ont dû faire preuve de discernement et de jugement. Ils ont entendu la même preuve que nous tous. Je trouve qu'Yvan Branconnier a vraiment peu de considération pour le travail qu'ils ont fait», a-t-elle indiqué.

Certes, elle comprend que l'accusé a des droits, dont celui d'aller en appel, mais après cinq ans et deux procès, elle se demande s'il n'y aura pas lieu d'imposer certaines limites sur le nombre d'appels. «Il y a des gens impliqués dans ces drames, il y a des victimes, il y a des jurys, des avocats, des fonds publics aussi qui sont investis. Pour nous, c'est devenu une histoire sans fin qui est très lourde à supporter», a-t-elle précisé.

Jean-Guy Frigon, ex-propriétaire du restaurant L'Arc-en-fleurs à Louiseville, avait été assassiné par balle sur sa terre à bois de Saint-Édouard-de-Maskinongé. Il était en conflit avec sa voisine, Solange Alarie, au sujet d'un bornage de terrain. Elle avait réussi à entraîner Yvan Branconnier dans son projet de tuer le couple.

Celui-ci lui avait non seulement fourni un fusil de calibre .20 mais il l'avait également accompagnée au bois, armé pour sa part d'une carabine de calibre .22. Solange Alarie avait abattu d'une balle dans le dos Jean-Guy Frigon alors que Branconnier avait tiré en direction de son gendre, même s'il ne s'agissait pas de Lise Alarie. Il avait raté sa cible.

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