Branconnier veut en appeler du verdict

Yvan Branconnier... (Photo: Archives, Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Yvan Branconnier

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

Yvan Branconnier, cet homme qui vient d'être reconnu coupable du meurtre prémédité de Jean-Guy Frigon par le biais de la complicité, en appellera de la décision rendue contre lui par le jury.

C'est du moins ce qu'a confirmé, jeudi, l'un de ses avocats, Me Alexandre Biron. La requête n'a pas encore été déposée au greffe de la Cour d'appel mais elle devrait l'être dans le délai de 30 jours prévu par la loi.

Quant aux motifs qui seront invoqués pour obtenir la permission d'en appeler, ils sont toujours à l'étude mais il semble acquis que l'admission en preuve de la déclaration vidéo d'Yvan Branconnier faite aux policiers lors de son arrestation sera notamment invoquée. Le prévenu y avouait notamment avoir accompagné Solange Alarie lorsque celle-ci avait abattu Jean-Guy Frigon.

En dépit de deux procès devant jury et deux verdicts de culpabilité, cette saga judiciaire n'est donc pas encore terminée. Cependant, il est encore tôt pour parler d'un troisième procès. Ce sera à la Cour d'appel de trancher au cours des prochains mois sur la suite des procédures en vertu des arguments qui seront soumis par les avocats.

Rappelons que dans un premier temps, en mars 2013, Yvan Branconnier avait été reconnu coupable de meurtre au premier degré par complicité au terme d'un procès devant jury. Il avait alors été condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Le drame était survenu le 29 novembre 2009. Jean-Guy Frigon, ex-propriétaire du restaurant L'Arc-en-fleurs à Louiseville, avait été assassiné par balle sur sa terre à bois de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Le procès avait permis d'apprendre que la victime était depuis quelques années en conflit avec sa voisine, Solange Alarie, au sujet d'un bornage de terrain. Ce litige avait dégénéré au point d'amener celle-ci à mettre en place un plan pour tuer Jean-Guy Frigon et sa femme, Lise Alarie.

Elle avait d'ailleurs réussi à entraîner Yvan Branconnier dans son projet. Celui-ci lui avait non seulement fourni un fusil de calibre .20 mais il l'avait également accompagnée au bois, armé pour sa part d'une carabine de calibre .22. Solange Alarie avait abattu d'une balle dans le dos Jean-Guy Frigon alors que Branconnier avait tiré en direction de son gendre, même s'il ne s'agissait pas de Lise Alarie. Il avait raté sa cible.

Or, le verdict avait été porté en appel sur la base de points de droit, notamment sur le fait que le juge du premier procès Raymond W. Pronovost n'avait pas ouvert de verdict d'acquittement et sur l'admissiblité en preuve de la déclaration vidéo d'Yvan Branconnier. La Cour d'appel avait accueilli cet appel et ordonné la tenue d'un nouveau procès sur les accusations de meurtre au premier degré de Jean-Guy Frigon et de tentative de meurtre de Nicolas Bonamassa.

Un deuxième procès devant jury avait donc été tenu en septembre dernier. Il était présidé cette fois-ci par le juge François Huot. Dans ses directives, celui-ci avait proposé quatre verdicts possibles en ce qui a trait au meurtre de Jean-Guy Frigon, soit la culpabilité pour meurtre au premier degré, meurtre au second degré ou homicide involontaire, toujours par le biais de la complicité, ou enfin, l'acquittement.

Après cinq heures de délibérations, le jury avait rendu son verdict, le déclarant coupable du meurtre au premier degré mais l'avait acquitté de la tentative de meurtre sur Nicolas Bonamassa. Il avait encore une fois été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

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