Yvan Branconnier coupable de meurtre au premier degré

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Yvan Branconnier

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Nancy Massicotte
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(Trois-Rivières) Yvan Branconnier a de nouveau été déclaré coupable du meurtre prémédité de Jean-Guy Frigon au terme de son second procès devant jury.

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La famille de Jean-Guy Frigon était très heureuse du verdict rendu par le juge. On voit ici Lise Alarie-Frigon, la veuve de la victime, en compagnie de ses deux filles, Caroline et Geneviève.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

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Me Benoît Larouche et Me Marie-Ève Paquet sont les deux procureurs aux poursuites criminelles et pénales qui ont piloté cette cause. Ils étaient eux aussi satisfaits du verdict, d'autant plus qu'il s'agissait d'un deuxième procès pour Yvan Branconnier.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

Après seulement cinq heures de délibérations, le jury a en effet rendu son verdict mardi, le déclarant coupable du meurtre au premier degré de l'ex-propriétaire du restaurant L'Arc-en-fleurs à Louiseville. Il l'a toutefois acquitté de l'accusation de tentative de meurtre sur Nicolas Bonamassa, le gendre de M. Frigon.

Le juge François Huot a alors demandé à Branconnier s'il avait quelque chose à dire avant qu'il ne rende la sentence. Celui-ci a tout d'abord maugréé un «non» pour ensuite dire: «On m'a mis coupable d'un meurtre que je n'ai pas fait.»

Dès lors, le juge n'a pas été tendre envers lui. Sur un ton ferme, il lui a rappelé qu'il y avait des circonstances aggravantes dans ce meurtre, et ce, même s'il n'avait pas tiré lui-même sur Jean-Guy Frigon. «Votre culpabilité légale et morale est aussi importante que celle qu'aurait encourue Solange Alarie dans cette affaire. Vous n'aviez aucun motif de vous en prendre à Jean-Guy Frigon, aucune raison de priver Lise Alarie de son mari, de priver ses filles de leur père», a-t-il mentionné.

Il lui a ensuite reproché d'avoir passé à l'acte par lâcheté. «Vous n'avez pas su vous opposer à votre employeur, votre voisine, votre copine. Vous auriez pu la raisonner; vous aviez pourtant les capacités de le faire. Vous n'avez pas été capable de vous opposer à ce sordide projet. J'espère que vous aurez plus de courage pour affronter la peine que je vais prononcer», a-t-il ajouté.

Il l'a donc condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Rappelons que Branconnier avait aussi été reconnu coupable du meurtre au premier degré de Jean-Guy Frigon au terme d'un premier procès tenu devant un juge et jury en mars 2013. Or, comme le juge de première instance avait commis une erreur en refusant de soumettre au jury la possibilité d'un verdict d'acquittement, la Cour d'appel avait ordonné la tenue d'un nouveau procès.

À leur sortie de la salle d'audiences, les membres de la famille de M. Frigon étaient particulièrement soulagées du verdict rendu.

«On est très heureuses du verdict. Même si ce procès a été très dur et émotif, on va enfin pouvoir mettre un terme à cette saga. Justice a été faite sur la terre comme au ciel. Je tiens d'ailleurs à remercier les deux procureurs de la Couronne au dossier, Me Benoit Larouche et Me Marie-Ève Paquet. Mon mari va enfin pouvoir reposer en paix», a déclaré Lise Alarie-Frigon, en compagnie de ses deux filles Geneviève et Caroline.

La Couronne estime elle aussi qu'il s'agit d'un bon verdict. Selon les deux procureurs, la déclaration vidéo d'une durée de six heures faite par le prévenu aux policiers et son témoignage lors du procès ont joué en leur faveur.

De leur côté, les avocats de la défense, Me Pierre Spain et Me Alexandre Biron, ont fait savoir qu'ils étudieraient la possibilité de porter encore une fois le verdict en appel.

Rappelons que le drame, qui est au coeur de cette affaire, était survenu le 29 novembre 2009. Jean-Guy Frigon avait été assassiné par balle sur sa terre à bois de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

La victime était depuis quelques années en conflit avec sa voisine, Solange Alarie, au sujet d'un bornage de terrain. Ce litige avait dégénéré au point d'amener celle-ci à mettre en place un plan pour tuer Jean-Guy Frigon et sa femme, Lise Alarie-Frigon.

Elle avait réussi à entraîner Yvan Branconnier dans son funeste projet. Celui-ci lui avait fourni un fusil de calibre 20 et l'avait également accompagnée au bois, armé pour sa part d'une carabine de calibre 22.

Solange Alarie a abattu d'une balle dans le dos Jean-Guy Frigon alors que Branconnier a tiré en direction de son gendre sans pour autant l'atteindre. En juin 2011, les policiers avaient épinglé Yvan Branconnier. Quant à Solange Alarie, elle s'était enlevée la vie tout juste avant d'être arrêtée à son tour.

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