Les dés sont jetés au procès d'Yvan Branconnier

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Yvan Branconnier

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le sort d'Yvan Branconnier, accusé du meurtre de Jean-Guy Frigon et de tentative de meurtre contre Nicolas Bonamassa, est maintenant entre les mains d'un jury composé de 11 personnes.

Avant même que le juge François Huot ne commence à livrer ses directives en droit lundi matin, on a pu apprendre qu'un des membres du jury avait été victime d'un accident au cours du week-end, nécessitant une intervention chirurgicale. Il a donc été libéré de ses fonctions.

Les délibérations, qui commenceront dès mardi matin, se feront donc sans lui. Ses pairs devront se prononcer sur quatre verdicts possibles en ce qui a trait au meurtre de Jean-Guy Frigon. Les choix sont les suivants: coupable de meurtre au premier degré, de meurtre au second degré ou d'homicide involontaire, toujours par le biais de la complicité. Le dernier verdict possible est l'acquittement.

Pendant plus de cinq heures lundi, le juge Huot a guidé les jurés sur la façon dont ils devaient s'y prendre pour évaluer la preuve et la crédibilité des témoins afin de parvenir à un verdict unanime.

Tout en leur rappelant qu'il n'y avait pas de formule magique et qu'ils devaient utiliser leur gros bon sens, il les a prévenus sur le fardeau qui repose sur les épaules des procureurs de la Couronne Me Benoit Larouche et Me Marie-Ève Paquet, soit de faire la preuve hors de tout doute raisonnable de la culpabilité du prévenu.

Le tribunal a aussi précisé qu'ils n'avaient pas à se préoccuper de la sentence qui sera rendue.

En ce qui concerne le chef de meurtre au premier degré, il inclut des éléments constitutifs bien précis tels que la préméditation et les propos délibérés. Même si on sait que c'est Solange Alarie qui a abattu Jean-Guy Frigon dans le bois le 29 novembre 2009, Yvan Branconnier connaissait-il ses intentions? Avait-il l'intention spécifique de le tuer? L'a-t-il aidée consciemment ou a-t-il fait preuve d'ignorance volontaire? Voilà autant de questions que le jury devra se poser.

Le meurtre au second degré inclut également la notion d'intention spécifique de causer la mort mais non de préméditation. Quant au chef d'homicide involontaire, il n'y a aucune intention. Si le jury estime que Branconnier ne voulait pas tuer Jean-Guy Frigon et qu'il voulait seulement lui faire peur comme il l'a toujours prétendu mais qu'il a tout de même aidé Solange Alarie dans cette optique, il pourrait le déclarer coupable de cette infraction moindre.

D'autre part, Branconnier fait aussi face au chef de tentative de meurtre contre Nicolas Bonamassa. Le jury devra encore là se poser la question à savoir si le prévenu avait l'intention de tuer le gendre de M. Frigon ou non. On sait qu'il a pointé une arme et tiré en sa direction sans atteindre sa cible. Il pourrait être déclaré coupable ou tout simplement acquitté.

Le jury est désormais séquestré et privé de tout contact avec l'extérieur tant et aussi longtemps qu'un verdict n'aura pas été rendu.

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