Agressions au couteau: «Il m'a poussée et me maintenait au sol»

Deux agressions au couteau sont survenues au centre-ville... (Photo: Émilie O'Connor)

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Deux agressions au couteau sont survenues au centre-ville de Trois-Rivières, dans la nuit de samedi à dimanche, et ce, en moins de quinze minutes. La police recherche un suspect. La victime d'une de ces deux agressions, attaquée dans le stationnement de ce garage situé à l'angle des rues Badeaux et Saint-Georges, lance un message de prudence et espère que l'agresseur sera rapidement arrêté.

Photo: Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) «Il me menaçait avec son couteau et m'a demandé mon argent. Je ne lui ai pas offert de résistance et je lui ai dit de regarder dans mon sac, que je n'avais rien. C'est là qu'il m'a coupée au visage».

Un individu est activement recherché par les policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières depuis samedi soir, au moment où il a agressé à la pointe d'un couteau deux jeunes femmes à quelques minutes d'intervalle au centre-ville de Trois-Rivières. L'une d'elle a même dû être transportée à l'hôpital. Encore sous le choc, elle a accepté de raconter son récit au Nouvelliste, afin de permettre de retrouver des témoins potentiels et de sensibiliser les jeunes femmes à plus de prudence.

Pour des raisons de sécurité, nous ne dévoilerons pas l'identité de la victime, qui demeure sous le choc et craintive depuis l'agression survenue dans la nuit de samedi à dimanche. La jeune femme se trouvait alors au centre-ville avec des amis. À la fermeture des bars, elle a tenté de trouver un taxi sur la rue des Forges, mais la forte affluence à cette heure l'a poussée à s'éloigner de l'artère principale pour en trouver un autre plus loin.

Vers 3 h 30 du matin, elle s'est donc dirigée vers l'hôtel Delta. En traversant le stationnement d'un garage de mécanique automobile de la rue Badeaux, elle a été projetée au sol par un individu qu'elle n'a jamais vu venir. «Il est sorti de la ruelle à côté du garage et est arrivé derrière moi. Il m'a poussée et me maintenait au sol. Il me menaçait avec son couteau», raconte la victime. Lui tendant son sac, elle a dit au présumé voleur qu'elle n'avait pas d'argent. C'est à ce moment que l'individu a donné un coup de lame sur le visage de la jeune femme.

«Il est parti après ça. Je me suis mise à crier à l'aide et en trente secondes, il y avait plein de monde pour m'aider», ajoute la victime, qui a été amenée à l'hôpital. Hier après-midi, les traces de l'agression étaient encore bien visibles, dont une sérieuse coupure au nez et à la lèvre supérieure qui a nécessité de nombreux points de suture.

Moins de quinze minutes après ce premier événement, une autre agression survenait devant un bar de la rue des Forges. Une employée d'un bar qui venait de terminer de travailler aurait été abordée par un individu qui aurait aussi présenté un couteau en demandant de l'argent. Cette employée a eu plus de chance et a réussi à faire fuir l'individu.

Pour la jeune victime blessée, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait de la même personne. «J'ai parlé à l'autre fille et c'était vraiment pareil, la même description physique. Il parlait très calmement, ç'a marqué l'autre fille aussi», raconte-t-elle.

Selon sa description fournie aux policiers, l'individu mesurerait environ 5 pieds 5 pouces, serait âgé entre 20 et 25 ans, aurait les yeux clairs et portait un manteau foncé et un capuchon noir.

Hier, le dossier était toujours sous enquête à la Sécurité publique de Trois-Rivières, et les enquêteurs rencontraient de nombreuses personnes en lien avec cet événement. «Nous tentons de savoir s'il s'agissait du même individu dans les deux cas d'agression», souligne l'agente Carole Arbelot, qui ajoute qu'aucune arrestation n'a encore été effectuée en lien avec l'un ou l'autre de ces événements.

Pour sa part, la jeune femme victime de cette agression espère pouvoir lancer un message de prévention aux femmes qui fréquentent le centre-ville ainsi qu'aux employées des établissements.

«On ne pense pas que ces choses-là se produisent à Trois-Rivières, mais il faut se méfier. Plus jamais je ne vais me promener seule comme ça le soir, ce n'est vraiment pas prudent, et les filles doivent faire attention. Il faudrait toujours être au moins deux», clame celle qui espère maintenant qu'un ou des témoins qui liront son récit pourront fournir une information utile aux policiers permettant de retracer son agresseur.

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