Une journée pour ne pas donner raison aux prédateurs

Cédrika Provencher... (Photo: archives La Presse)

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Cédrika Provencher

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Nicolas Ducharme
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Fondation Cédrika Provencher tiendra aujourd'hui sa toute première journée de prévention des enlèvements d'enfants au parc Chapais de Trois-Rivières, endroit où la petite fille est disparue il y a six ans. Malgré la tristesse de cet anniversaire, les organisateurs promettent qu'il s'agira d'un événement positif.

La journée sera orientée vers les enfants, explique la directrice générale de la Fondation, Sylvie Dubé. À son avis, il est possible d'éduquer les plus jeunes sans les effrayer pour autant.

«C'est possible de faire de la prévention tout en étant positif, de manière à ce qu'on ne revive plus jamais ce qui s'est passé avec Cédrika. Il faut trouver une façon agréable de les amener à se poser des questions si une situation dangereuse se présente.»

Mme Dubé ne veut pas faire peur aux enfants, de crainte qu'ils ne veulent plus retourner dans les différents parcs de la région. À son avis, cette attitude de méfiance ne servirait pas la cause de la fondation.

«Il ne faut pas donner raison aux prédateurs, lance-t-elle. On ne doit pas s'empêcher de vivre.»

Toutefois, cette dernière est d'avis qu'il y a moyen de faire plus et que la population est en mesure de s'aider elle-même si elle garde un oeil attentif sur ses environs.

«Lorsque je retourne au parc Chapais, je vois que les gens regardent les personnes autour. Je doute toutefois que ce soit la même chose ailleurs», observe-t-elle.

Une chaîne humaine

L'événement, qui s'amorcera sur le coup de 11 h avec un pique-nique, offrira aux plus jeunes plusieurs activités, la plus importante étant une chaîne humaine qui se déplacera du parc à l'intersection du boulevard des Chenaux et de la rue des Bouleaux. L'organisme veut ainsi créer un symbole fort qui témoignera de l'unité de la population contre les kidnappeurs d'enfants, selon Mme Dubé.

La Fondation a d'ailleurs tendu la main aux différentes écoles et centres de la petite enfance de la région, les invitant à l'événement afin d'amorcer le mouvement de sensibilisation dès un jeune âge.

«Nous voyons la Fondation grandir. En s'associant avec les écoles, les familles et les enfants, ils pourront grandir avec nous et nous allons pouvoir faire des choses positives», croit la directrice générale.

Des chaînes humaines similaires auront aussi lieu dans une ville de France et une de la Grèce. L'organisme espère amorcer un mouvement planétaire en l'honneur de Crédika.

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