Prise d'otage à la prison de Trois-Rivières: le détenu ne voulait pas être transféré

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Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) Les problèmes de surpopulation à la prison de Trois-Rivières engendrent des situations explosives comme cette prise d'otage survenue vendredi soir. Le détenu à l'origine de cette prise d'otage ne voulait pas être transféré vers un autre lieu de détention.

Vers 18 h vendredi un détenu de la prison de Trois-Rivières n'a pas accepté d'être transféré vers un autre lieu de détention. Pour protester, il a pris en otage un codétenu en le menaçant avec un pic artisanal.

Devant cette situation, les agents correctionnels n'ont eu d'autre choix que de demander l'assistance de la Sûreté du Québec (SQ). «Lorsqu'il y a une prise d'otage, nous ne pouvons faire appel à notre propre groupe tactique d'intervention», précise le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Stéphane Lemaire.

La prise d'otage a duré ainsi près de trois heures. Aucune personne n'a été blessée. De plus, c'est le ravisseur qui a allumé un incendie, qui a rapidement été maîtrisé. Le détenu devrait comparaître devant un juge cette semaine.

Cette situation est symptomatique des problèmes de surpopulation dans les établissements carcéraux du Québec, estime Stéphane Lemaire. Cette surpopulation nécessite souvent des transferts de détenus. «Tous les établissements sont surpeuplés.»

Stéphane Lemaire souhaite que le transfert du détenu soit effectué comme prévu, question de ne pas lui donner raison. «Nous devons avoir de l'espace et de la discipline pour faire notre travail», juge M. Lemaire.

«Là, c'est la clientèle carcérale qui mène. C'est navrant de voir ça. On ne peut pas faire de la réhabilitation dans ces conditions.»

Les problèmes de surpopulation devraient s'atténuer au cours de la prochaine année. De nouvelles prisons sont ou seront bientôt en construction et Québec tente de se porter acquéreur de l'Établissement Leclerc à Laval, délaissé par Ottawa. «Nous avons une très bonne collaboration du ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron. Nous sommes satisfaits. Ça avance bien.»

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