600 citoyens de plus peuvent rentrer chez eux

La première ministre Pauline Marois est venue faire... (Photo: La Presse Canadienne)

Agrandir

La première ministre Pauline Marois est venue faire le point sur la situation à Lac-Mégantic, aux côtés de la mairesse de l'endroit, Colette Roy-Laroche.

Photo: La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

La première ministre Pauline Marois est retournée dans la ville éprouvée de Lac-Mégantic, aujourd'hui, pour «redire que le gouvernement du Québec est aux côtés des familles» et pour constater concrètement sur le terrain comment s'organisent les interventions notamment sous l'égide du gouvernement et de la Sécurité civile. Pendant ce temps, quelque 600 citoyens de plus ont pu rentrer chez eux aujourd'hui après les 1200 qui avaient regagné leur domicile plus tôt cette semaine.

Lors d'une conférence de presse, Mme Marois a souligné que les différentes actions étaient bien coordonnées pour s'assurer des meilleurs services possibles.

La première ministre a aussi dit avoir voulu rencontrer les autorités, dont la mairesse Colette Roy-Laroche - dont elle a salué le courage -, pour détailler l'offre de 60 millions $ offerte par Québec.

Elle a réitéré que des «sommes plus importantes» seraient dégagées par Québec. Mme Marois a aussi rappelé l'appel lancé au gouvernement fédéral pour qu'il participe aux efforts, parce qu'en outre la sécurité des transports ferroviaires est de responsabilité fédérale. La première ministre a ajouté pour sa part que «cela concerne notre territoire, et nous allons nous en occuper».

La première ministre avait fait l'annonce de son plan d'aide mercredi midi, en exprimant en même temps sa colère et son «sentiment de dévastation».

Selon le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, les «canaux sont ouverts» avec le gouvernement Harper et son lieutenant politique québécois, le ministre Christian Paradis, même si le programme d'aide d'Ottawa s'applique plutôt aux désastres naturels.

600 citoyens rentrent chez eux

Par ailleurs, plusieurs centaines de sinistrés supplémentaires peuvent réintégrer leur domicile à Lac-Mégantic, près de six jours après la tragédie qui a frappé la municipalité.

La mairesse de la ville de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, a annoncé que 600 nouveaux sinistrés peuvent maintenant retourner à la maison. Sur les quelque 2000 évacués que comptait Lac-Mégantic dans les premières heures de la tragédie, il n'en reste que 200. Il n'a pas été possible pour la Sécurité civile de spécifier le moment exact où tous pourraient revenir à la maison.

Cinq jours après l'explosion de wagons-citernes remplis de pétrole du transporteur ferroviaire Montreal, Maine and Atlantic, la mairesse de la ville de Lac-Mégantic a officiellement déclaré l'état d'urgence dans sa municipalité. L'article 42 de la Loi sur la sécurité civile sera en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

Mme Roy-Laroche a par ailleurs remercié la première ministre Pauline Marois pour les efforts de son gouvernement pour venir en aide à sa municipalité et aux sinistrés.

La mairesse a indiqué que l'église Sainte-Agnès se transformera demain en lieu de recueillement, où les citoyens endeuillés et les sinistrés pourront se rassembler.

20 décès

La catastrophe ferroviaire à Lac-Mégantic a pris une tournure encore plus dramatique hier alors que la Sûreté du Québec (SQ) considère dorénavant «décédées» toutes les personnes listées comme disparues jusqu'à maintenant. De plus, cinq autres corps ont été retrouvés, portant le total à 20.

C'est en raison de la progression de son enquête que la SQ est désormais en mesure d'en arriver à la conclusion que les «disparus» sont morts, a déclaré l'inspecteur Michel Forget en conférence de presse mercredi.

«Premièrement, avant d'affirmer qu'une personne est décédée, on doit faire plusieurs démarches d'enquête et deuxièmement, par respect pour les familles, il faut les rencontrer avant de pouvoir affirmer cela», a-t-il expliqué.

La SQ a cependant revu à la baisse le nombre de personnes manquant à l'appel, mais dont les corps n'ont pas encore été retrouvés: le compte est passé d'une quarantaine, à environ 30 mercredi. Mais les policiers n'entretiennent maintenant plus l'espoir de les retrouver vivantes.

Ce chiffre peut encore varier avec le temps, préviennent toutefois les autorités: à la hausse si des personnes rapportent d'autres proches comme disparus, ou encore à la baisse, si certains signalent - tardivement - qu'ils sont bel et bien vivants.

M. Forget a aussi annoncé qu'une première victime avait été identifiée par les coroners et que ses proches avaient été avisés. Il n'a toutefois voulu fournir aucun détail à ce sujet.

De son côté, le Bureau du coroner espère encore retrouver d'autres corps.

Les familles des personnes dont les corps ont été retrouvés et des disparus désormais considérés comme morts ont été rencontrées mercredi après-midi par des policiers, a indiqué la SQ.

La police a par ailleurs mis en garde les citoyens contre les listes de personnes manquant à l'appel ou mortes qui circulent. La SQ affirme ne pas avoir diffusé pareille liste et que celles qui existent sont inexactes.

Plus tôt mercredi, Edward Burkhardt, président de Rail World, le principal actionnaire de la Montreal, Maine and Atlantic (MMA), avait été escorté à travers la ville par des agents de la SQ, tandis que des dizaines de résidants lui criaient des injures.

Il s'agit de la première visite de M. Burkhardt à Lac-Mégantic depuis qu'un train de la MMA transportant du pétrole a déraillé et embrasé le centre-ville de la petite municipalité peu après 1 h du matin samedi.

Il a présenté ses excuses à la population.

«Nous offrons nos plus humbles excuses à la population de cette ville, a-t-il déclaré. (...) J'offre mes sympathies les plus sincères et, personnellement, je suis dévasté par ce qui s'est passé ici».

Malgré la colère annoncée des sinistrés, M. Burkhardt n'avait toutefois pas requis d'escorte policière pour son séjour.

Il a été rencontré mercredi après-midi par la SQ, qui n'a pas voulu révéler ce dont ils avaient discuté, ni la longueur de l'entretien. Mais le président de la Rail World est volontairement allé voir la police, a dit M. Forget.

Les autorités ont déclaré qu'elles considéraient le site de l'accident comme une «scène de crime».

L'inspecteur a toutefois rappelé qu'il revenait au bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales de décider de déposer des accusations.

«On a parlé hier (mardi) avec le procureur de la Couronne de différents aspects où ils peuvent déposer des accusations», a dit Michel Forget.

«Mais c'est leur décision», a-t-il insisté.

Le Bureau de la sécurité des transports a également ouvert une enquête sur la tragédie.

Mercredi, le gouvernement Marois a par ailleurs débloqué 60 millions $ pour aider Lac-Mégantic. Québec veut cependant refiler une partie de la facture à Ottawa.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer