La GRC débarque chez Delastek (vidéo)

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Longue journée au bureau pour les 115 employés de Delastek mercredi, alors qu'une quinzaine d'agents de la Gendarmerie royale du Canada et de Service Canada ont procédé à une importante perquisition de documents.

Le président de Delastek, Claude Lessard, semblait ébranlé... (Photo: Stéphane Lessard) - image 1.0

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Le président de Delastek, Claude Lessard, semblait ébranlé par cet événement.

Photo: Stéphane Lessard

Les soupçons des agents fédéraux auraient été alimentés par une plainte à l'assurance-emploi pour un cumul d'heures non déclarées. Par exemple, il pourrait s'agir d'un cas où le nombre d'heures travaillées par un ou des employés mis à pied au cours des dernières années ne correspondrait pas à celui qui apparaissait sur les relevés d'emploi fournis à Service Canada.

Le président de cette PME, Claude Lessard, semblait ébranlé par cet événement. Les agents fédéraux ont fait irruption dans son entreprise du secteur Grand-Mère vers 9 h 30 mercredi. Le fabricant de structures en composite pour les transports et l'aéronautique a été paralysé pendant deux heures. La production a pu reprendre par la suite, mais la GRC et Service Canada ont poursuivi leur perquisition pendant le reste de la journée.

«Ça me faisait penser aux publicités dans lesquelles un policier vient t'apprendre que ton enfant a eu un accident», raconte M. Lessard. «J'étais assis dans la salle de conférence et j'ai vu passer un dossard sur lequel il était écrit ''police''. J'ai pogné de quoi un peu! Ça entrait de partout!»

Le président de l'entreprise pouvait difficilement spéculer sur ce qui avait pu provoquer cette opération policière. Une employée a été interrogée, mais pour le reste, difficile de connaître les motifs précis de cette enquête.

«Ils n'en disent pas plus qu'il le faut», fait remarquer M. Lessard. «Mais il arrive que des gens ne soient pas contents. Nous avons déjà congédié des incompétents. Tout se peut! C'est

tellement facile de faire du trouble.»

Selon la compréhension de M. Lessard, les agents fédéraux voulaient remonter jusqu'en 2008 dans leurs recherches de documents.

«J'ai des employés payés à la semaine et qui prétendent que je leur dois des heures», cite-t-il en exemple. «Je leur explique que s'ils travaillent beaucoup, le jour où ils voudront prendre une journée de congé, ils la prendront. Je ne suis pas là pour les guetter. Il n'y a pas de banque d'heures.»

Ce branle-bas a non seulement indisposé les employés, mais il a également suscité des interrogations chez des clients de Delastek. M. Lessard a passé une partie de la journée à les rassurer.

«Ce qui est plate, c'est que j'ai même l'impression que des employés me regardent comme si j'étais un bandit», déplore-t-il. «Quand on parle partout d'une perquisition chez Delastek, c'est sûr que ça va nous faire du mal. Des accusations gratuites, ça ne devrait pas exister. C'est trop facile de nous mettre dans le trouble. Une fois que la nouvelle est sortie, rien ne peut être réparé par la suite. Le mal est fait.»

Impossible d'en savoir plus long du côté de la GRC mercredi. Christian Lamarre, responsable des communications pour l'est du Québec, confirme simplement que cette perquisition se déroulait dans le cadre d'une enquête qui reste à être complétée. Ses conclusions ne seront donc pas connues avant plusieurs semaines.

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