Un ancien vice-recteur de l'UQTR est accusé d'harcèlement

De gauche à droite, Guylaine Beaudoin, Martin Gélinas... (François Gervais)

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De gauche à droite, Guylaine Beaudoin, Martin Gélinas et la rectrice, Nadia Ghazzali à l'occasion d'une conférence de presse tenue l'an dernier.

François Gervais

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L'ancien vice-recteur aux Ressources humaines de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Martin Gélinas, est dans l'eau chaude. Une accusation de harcèlement criminel à l'encontre de Guylaine Beaudoin, la directrice des communications de l'UQTR, vient en effet d'être portée contre lui pour des gestes commis entre mai 2011 et mars 2013. Comme si ce n'était pas assez, il doit en plus faire face à une seconde accusation contre sa collègue de travail, soit bris de promesse.

Le 9 avril dernier, il aurait en effet omis de respecter une condition d'une promesse faite à un agent de la paix en contactant la présumée victime. Gélinas, qui est âgé de 43 ans, a donc été obligé de comparaître, hier matin, au palais de justice de Trois-Rivières après qu'un mandat eut été émis contre lui.

Ce conflit entre cadres s'ajoute maintenant aux éléments qui composent le mauvais climat organisationnel qui règne à l'UQTR depuis un an.

Rappelons que Martin Gélinas n'occupe plus officiellement ses fonctions de vice-recteur bien que son contrat se termine en mai. Le conseil d'administration a embauché Gilles Charland, au début de décembre dernier, qui occupera le siège jusqu'à la nomination éventuelle d'un nouveau vice-recteur.

L'UQTR avait offert une prime de départ de 40 000 $ à M. Gélinas ainsi qu'un autre poste relié aux activités de l'Université.

Rappelons aussi que Mme Beaudoin avait été suspendue de ses fonctions pendant quelques semaines, l'hiver dernier, le temps d'une enquête sur ce conflit. Elle a réintégré son poste depuis.

M. Gélinas a soutenu publiquement à plusieurs reprises que son départ de son emploi de vice-recteur aux Ressources humaines avait été provoqué par des conflits avec la rectrice.

Des conditions à respecter La Couronne ne s'est pas objectée à la remise en liberté de Martin Gélinas, mais il devra respecter certaines conditions dont celle de ne pas communiquer avec la plaignante et son conjoint et de ne pas s'approcher d'elle dans un rayon de 200 mètres.

Il lui est également interdit d'utiliser le téléphone ou les messages textes pour entrer en contact avec elle. Martin Gélinas devra continuer son traitement actuel et prendre de la médication. Évidemment, il ne peut pas avoir d'armes en sa possession.

Sa cause a été reportée au 23 mai. L'Université du Québec à Trois-Rivières n'a pas accepté de commenter la situation pour ne pas nuire au processus judiciaire en cours.

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