Le travailleur écrasé succombe à ses blessures

Un mur de béton préfabriqué de 10 000... (Photo: Sylvain Mayer)

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Un mur de béton préfabriqué de 10 000 livres est tombé sur un conducteur hier à Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer

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(Shawinigan) Le conducteur d'un camion-remorque grièvement blessé hier matin à Shawinigan a finalement succombé à ses blessures, a fait savoir ce matin la Sûreté du Québec. La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) affirme déjà que la méthode de déchargement utilisée n'était pas sécuritaire.

 

L'homme de 31 ans de Saint-Germain-de-Grantham dans le Centre-du-Québec livrait, pour l'entreprise de transport Groupe TYT de Drummondville, des murs en béton préfabriqués pour la construction de nouveaux condominiums à Shawinigan.

L'accident est survenu à proximité du chantier de construction de ces condos au coin de la Promenade du Saint-Maurice et de la rue des Érables à Shawinigan. Ce site est situé près d'Espace Shawinigan. Le mur de béton pesait environ 4535 kg (10 000 livres) et mesurait près de 3 m (118 pouces) par 4 m (160 pouces).

Jean-François Trépanier travaillait hier sur le chantier de construction lorsque l'accident est survenu. Le charpentier-menuisier affirme qu'une seule chaîne tenait en place la pièce de béton avant qu'elle ne se renverse sur le conducteur.

«Au lieu d'avoir deux chaînes, il n'y en avait qu'une qui était attachée», affirme le témoin de la scène.

Jean-François Trépanier croit que le conducteur du camion-remorque aurait détaché le mur de béton avant que l'imposante pièce soit fixée à la grue. «Le mur est tombé sur lui», ajoute-t-il par la suite.

M. Trépanier raconte que l'homme gravement blessé était inconscient sous le bloc de béton lorsque lui et les autres témoins se sont portés à son secours.

«Il était écrasé jusqu'à la taille», précise Jean-François Trépanier.

Par la suite, les travailleurs de la construction témoins de l'accident ont fixé le bloc de béton à la grue pour libérer la victime alors inconsciente. Ils ont aussi installé des supports temporaires pour soutenir le mur.

«C'est impossible de lever un mur comme ça à mains d'homme», souligne le travailleur.

Une fois le conducteur dégagé, environ cinq minutes se sont écoulées avant que les ambulanciers arrivent.

«Nous sommes restés avec lui, le temps que les ambulanciers arrivent. Le conducteur est demeuré inconscient jusqu'à ce que les secours arrivent», témoigne Jean-François Trépanier.

La victime a par la suite été transportée à l'hôpital de Shawinigan-Sud pour être stabilisée avant d'être finalement transférée au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR). Son décès a toutefois été confirmé ce matin par la SQ.

Des inspecteurs de la CSST ont été dépêchés hier à Shawinigan afin de faire la lumière sur cet accident de travail. Bien que l'enquête ne soit pas encore terminée, la CSST affirme que la méthode utilisée pour décharger les murs de la remorque «n'était pas sécuritaire».

La CSST a donc interdit toute opération de déchargement des murs de béton tant que l'employeur du travailleur, le Groupe TYT, n'aura pas élaboré une nouvelle méthode de travail plus sécuritaire. Cette nouvelle méthode devra être autorisée par la CSST.

Le maître d'oeuvre du chantier, RAJ développement, est responsable de la sécurité générale sur le chantier de construction. Cette responsabilité s'étend, selon la CSST, aux travailleurs des sous-traitants.

«Le maître d'oeuvre doit s'assurer que les méthodes utilisées sur le chantier soient sécuritaires», explique la porte-parole de la CSST, Amélia Larin.

L'accident a causé d'importants problèmes de circulation près d'Espace Shawinigan.

Les employés d'Espace ont même dû demeurer au travail hier midi.

Avec la collaboration de Vincent Gauthier

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