La sentence d'Isabelle Forcier sera rendue le 10 mai

C'est le 10 mai qu'Isabelle Forcier devrait connaître sa sentence pour... (Photo: Émilie O'Connor)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est le 10 mai qu'Isabelle Forcier devrait connaître sa sentence pour l'enlèvement de son enfant commis le 10 mai 2010. Le juge Guy Lambert a pris la cause en délibéré, hier après-midi, au terme des représentations sur sentence au palais de justice de Trois-Rivières.

Rappelons qu'Isabelle Forcier, 34 ans, était soumise à une ordonnance de la cour depuis 2008 qui lui interdisait de voir son garçon sauf une fois par mois et sous la supervision d'un intervenant du Directeur de protection de la jeunesse. L'enfant devait demeurer dans une famille d'accueil jusqu'à sa majorité.

Or, le 4 mai 2010, Isabelle Forcier est allée le chercher à l'école secondaire Jean-Nicolet pour ensuite l'emmener à son domicile de Sorel. Cette disparition avait d'ailleurs déclenché une vaste opération policière à Nicolet afin de retrouver l'adolescent de 13 ans. Des équipes spécialisées avaient été dépêchées sur les lieux de même qu'un hélicoptère et une équipe cynophile.

Mme Forcier avait même autorisé les policiers à diffuser dans les médias la photo de son enfant. Elle avait également fourni une fausse déclaration aux policiers. Le lendemain, soit le 5 mai, les policiers avaient malgré tout procédé à son arrestation à Sorel au terme d'une filature. Son fils se trouvait avec elle.

À la suite d'un long procès, elle avait été déclarée coupable d'avoir enlevé son enfant mais acquittée sur les chefs de séquestration et entrave au travail des policiers. Le juge Guy Lambert n'avait accordé aucune crédibilité à la version de l'accusée lorsqu'elle prétendait que c'était la menace de fugue de son fils qui l'avait poussé à vouloir le protéger. Ce dernier se plaignait de sa famille d'accueil et du traitement qui lui était réservé.

Hier, la procureure aux poursuites criminelles et pénales,Me Julie Forget, a réclamé une courte peine de prison pour ce crime, soit une période d'environ trois mois derrière les barreaux. Elle a demandé au juge de tenir compte de plusieurs facteurs aggravants comme les manquements à l'ordonnance de garde d'enfant et un certain degré de préméditation. Elle a aussi indiqué que Mme Forcier avait fait preuve de beaucoup plus qu'un simple manque de jugement puisque cet enlèvement avait été à l'origine d'une vaste mobilisation policière et avait nui à l'état de l'enfant.

Pour sa part, Me Annie Francoeur a suggéré une absolution conditionnelle, d'autant plus que dans le cas présent, il n'y a pas de violence ni d'utilisation d'une arme. Elle a rappelé que la jurisprudence en matière d'enlèvement est rare au Québec. Selon elle, c'est l'enfant qui est l'initiateur de cet acte puisqu'il se plaignait de sa famille d'accueil. D'ailleurs, il aurait aujourd'hui trouvé un bénéfice à cet acte puisqu'il a changé de famille et s'en porterait un peu mieux.

Isabelle Forcier a également été invitée à témoigner dans le cadre des plaidoiries sur sentence. «J'ai fait preuve d'un manque de jugement important. J'aurais peut-être dû appeler un travailleur social. Je ne voulais pas faire de mal à mon fils, mais aujourd'hui je le trouve plus épanoui et heureux», a-t-elle conclu.

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