Éric Cardin déclaré coupable d'attouchements sexuels sur une mineure

Le palais de justice de Shawinigan.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le palais de justice de Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une demande d'amitié sur Facebook coûtera cher à Éric Cardin, de Saint-François-du-Lac.

Il a en effet été déclaré coupable, hier après-midi, d'attouchements sexuels sur une mineure de 14 ans. Il devra au moins purger 45 jours de prison ferme puisqu'il s'agit de la peine minimale pour ce crime.

Dans cette cause, rappelons que Cardin faisait face au départ à des accusations d'attouchements sexuels, incitation à des contacts sexuels et agression sexuelle. Les faits qui lui sont reprochés sont survenus le 6 août 2011 à Shawinigan.

Tout a commencé par une demande d'amitié sur Facebook que le prévenu a faite à la présumée victime. Les deux ont échangé en privé sur le réseau pour ensuite se contacter par voie téléphonique. Il a dès lors été question de sexualité entre les deux.

Cardin a même fait des propositions à l'adolescente; ce à quoi elle a répondu «peut-être.» Une rencontre a ensuite été organisée pour le soir suivant. Il lui a alors touché les fesses. Il l'a ensuite conduite dans un coin isolé où il s'est de nouveau livré à des attouchements et même à une tentative de pénétration. Face au refus de l'adolescente, il s'est fâché et a décidé de la ramener chez elle.

En cours de route, Cardin s'est tout de même arrêté pour offrir à la jeune femme «une seconde chance.» Elle se serait alors assise sur lui en lui disant qu'elle n'en voulait pas. Le suspect l'aurait malgré tout masturbée et pénétrée. Au terme d'un procès tenu en décembre, le juge Richard Poudrier n'a pas cru Cardin, qualifiant son témoignage d'invraisemblable et cousu de fil blanc d'autant plus que le prévenu avait nié en bloc les actes sexuels qui lui étaient reprochés.

Il avait notamment déclaré lors du procès avoir voulu rencontrer la jeune fille dans un but amical seulement. Le tribunal ne comprend pas qu'un homme qui a parlé de sexe avec une jeune femme pendant une nuit au cours de laquelle celle-ci s'est même vantée de ses habiletés sexuelles puisse ensuite prétendre ne pas avoir d'attente.

Non seulement sa crédibilité a-t-elle été entachée pour plusieurs autres raisons, mais il n'a jamais réussi à soulever un doute raisonnable sur sa culpabilité. Sa version a donc été rejetée.

Il importe aussi de noter que la victime avait affirmé dès le début avoir 14 ans, presque 15. Cardin avait alors prétendu en avoir 21 ans, ce qui en vérité était faux puisqu'il était âgé de 29 ans. En cour, il avait dit au juge être convaincu que la jeune femme avait plutôt 16 ans.

Or, le juge lui a clairement fait savoir qu'il aurait dû prendre toutes les mesures raisonnables pour valider son âge. Il l'a donc déclaré coupable d'attouchements sexuels et prononcé un arrêt des procédures sur les deux autres chefs. Les représentations sur la peine devraient se tenir le 27 juin.

À la sortie de la salle d'audience, la victime a dit vivre un bonheur total. «Je suis contente car avec ce jugement, il va comprendre que j'ai repris le contrôle de ma vie. Au début, j'avouerais que j'ai porté plainte pour prévenir les filles sur les dangers des réseaux sociaux mais en cours de route, je l'ai faite pour moi», a-t-elle indiqué.

Quant à sa mère, elle ne cache pas que cette affaire l'a bouleversée. «Ce n'est pas évident au point de se sentir coupable. Ma fille a peut-être fait des choses pas correctes dans cette affaire, elle aurait peut-être dû réagir différemment mais elle demeure une adolescente de 14 ans», a-t-elle conclu.

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