Boissons énergisantes: «C'est du cancer en canette»

Yves Plourde espère que le décès de son... (Photo: François Gervais)

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Yves Plourde espère que le décès de son fils Maxime permettra au moins de sensibiliser les jeunes sur les effets néfastes de la consommation de boissons énergisantes.

Photo: François Gervais

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(Shawinigan) À la suite du décès subit du Shawiniganais Maxime Plourde le week-end dernier, sa famille lance un cri du coeur pour mettre en garde les jeunes contre les effets néfastes de la consommation excessive des boissons énergisantes.

«C'est du cancer en canette!», lance, avec la rage au coeur, Yves Plourde qui conduira son fils à son dernier repos demain.

Depuis quelques années déjà, le jeune homme de 24 ans, qui souffrait d'une malformation cardiaque appelée syndrome Wolff-Parkinson-White, buvait en moyenne un grand format par jour de ce type de breuvage. Considéré comme un sportif, il jouait notamment au hockey en plus de s'entraîner sur une base régulière.

Or, le 12 février dernier, il a ingurgité une canette tout juste avant de se rendre à son travail au restaurant Stratos du secteur Grand-Mère. Pendant la soirée, il a été pris d'un malaise soudain et s'est effondré en plein milieu de la cuisine, aux côtés d'autres employés. Après les premières manoeuvres de réanimation effectuées par son collègue Emmanuel Girard, et sept interventions à l'aide du défibrilateur, il a été conduit au centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie, où il a finalement rendu l'âme le16 février en matinée.

Selon les premières explications de la famille, c'est cette dernière bouteille de boisson énergisante qui aurait directement mené à son décès. Le rapport d'autopsie n'a toutefois pas encore été dévoilé. «C'est ça qui a tué mon frère, qui a fait sauter son coeur», mentionne son frère Michael, âgé de 27 ans.

Estimant lui-même sa consommation supérieure à celle de son frère, celui-ci s'est d'ailleurs juré de ne plus jamais boire de boisson énergisante après les tristes événements.

Plusieurs amis et proches du défunt ont également fait le même choix, encore bouleversés par la mort du colosse jeune homme de 6 pieds et deux pouces et 250 livres.

«Quand j'ai vu ce qui est arrivé à mon frère, ça s'est fini là. Je ne veux plus rien savoir de ça et il y a plusieurs de mes amis qui pensent la même chose», note Michael tout en soulignant que les gens plus âgés n'ont pas le même besoin de consommer ce produit. «Avant, ça n'existait pas, c'est un besoin de société qu'on s'est créé», déplore-t-il.

«Il faut toujours qu'il arrive quelque chose de grave pour qu'on arrive à passer un message. C'est dommage», ajoute le père, Yves.

Interdiction aux mineurs

Sans vouloir partir en croisade contre les multinationales derrière la conception de ces boissons énergisantes, la famille de Maxime Plourde souhaite néanmoins que ce décès contribue à sensibiliser la population et puisse faire en sorteque la vente de ce produit soit réservé aux citoyens âgés de18 ans et plus.

«La cigarette, c'est 18 ans et plus. L'alcool aussi. Pourtant, des canettes de boissons énergisantes, un petit gars de 12 ans peut s'en acheter. Ça devrait au moins être 18 ans et plus. Tu es majeur et tu prends le choix d'en boire», mentionne le frère de la victime.

Quant au père de Maxime, il est d'avis que l'essentiel du message doit d'abord et avant tout se faire par la prévention.

«Je ne veux pas interdire aux gens d'en boire. Je n'irai pas leur enlever la canette des mains. Ceux qui le font, c'est leur choix. On ne veut pas partir en guerre contre les compagnies. On veut juste lancer un message sur les effets de ces boissons», souhaite Yves Plourde.

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