Quatre policiers de Trois-Rivières suspendus

Quatre policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières... (Photo: Stéphane Lessard)

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Quatre policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières ont été suspendus avec solde en lien avec une arrestation possiblement musclée survenue dans la nuit du 2 au 3 février.

Photo: Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Quatre policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières soupçonnés de voies de fait ont été suspendus avec solde à la suite d'une arrestation qui s'est déroulée dans la nuit du 2 au 3 février au terme d'un vol qualifié commis dans un commerce du boulevard des Récollets et d'une courte poursuite policière.

Vendredi matin dernier, un individu se serait présenté au quartier général de la SPTR, sur le boulevard des Forges, avec des preuves de cette arrestation qui détonnaient avec les informations contenues dans le rapport de police.

Comme les deux versions ne correspondaient pas, le chef de la SPTR, Francis Gobeil, a décidé d'ouvrir une enquête.

«M. Gobeil a voulu faire la lumière pour savoir ce qui s'est réellement passé», a fait savoir le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

En attendant de connaître le fond de l'histoire, il a donc été convenu de suspendre les quatre policiers avec solde, en plus de confisquer leurs armes, pendant les procédures. Puisque le dossier vise directement des agents du corps de police municipal, l'enquête a été confiée à la division des normes professionnelles de la Sûreté du Québec.

Il a été impossible d'apprendre la nature des faits qui étaient reprochés aux quatre policiers suspendus, la Ville se contentant de parler «d'incidents». À la SQ, on parle plutôt d'allégations de voies de fait.

On sait qu'Alexis Vadeboncoeur, 19 ans de Trois-Rivières, a formellement été accusé le 4 février dernier d'avoir commis un vol à la pharmacie Jean Coutu. Les chefs portés contre lui sont: vol qualifié, braquage d'une arme à feu port de déguisement (cagoule) et possession de stupéfiants pour fins de trafic.

Le 2 février, il aurait en effet braqué, avec un pistolet à plomb, trois employés de la pharmacie afin d'obtenir des Dilaudid et de l'argent. Il aurait ensuite pris la fuite avant d'être intercepté dans la cour du Cégep de Trois-Rivières.

Selon des informations obtenues par Le Nouvelliste, c'est à ce moment que des policiers pourraient avoir usé d'une force plus grande que nécessaire pour l'arrêter.

Pour l'instant, cette affaire est toujours sous enquête compte tenu des documents visuels obtenus par les policiers. Même si son avocat Me David Grégoire ne pouvait confirmer, hier, qu'il y avait bel et bien eu une arrestation musclée, il a cependant admis que son client présentait des blessures apparentes lors de sa comparution.

Quant à l'enquête sur remise en liberté qui devait avoir lieu lundi, elle a été reportée au 19 février pour permettre à l'avocat de mieux préparer sa défense. Cette remise n'a cependant aucun lien avec les présumés agissements des policiers.

«Ça ne change rien pour l'instant aux procédures judiciaires intentées contre mon client pour le vol qualifié. J'ai cependant hâte de savoir ce que l'enquête de la SQ va révéler. Présentement, je n'ai pas en ma possession les fameuses vidéos. Je ne peux donc pas me prononcer et dire si cela va avoir un impact sur notre défense», a indiqué Me Grégoire.

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