Une carrière de Maskimo s'effondre: deux travailleurs manquent à l'appel

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La Presse Canadienne

Deux travailleurs, un homme et une femme, manquaient toujours à l'appel, mardi en début de soirée, à la suite d'un effondrement de terrain survenu dans une carrière de L'Épiphanie, dans Lanaudière.

Deux camions benne ainsi qu'une excavatrice ont été emportés, vers 10h45, lorsqu'une paroi argileuse de la carrière Maskimo, sur le rang de l'Achigan, a cédé.

Un travailleur a réussi à s'extirper de la cabine de la pelle excavatrice dans laquelle il se trouvait. Après avoir passé plusieurs minutes dans le cratère, il a finalement été secouru vers 12h20 grâce à l'intervention d'un hélicoptère de la Sûreté du Québec (SQ), avant d'être transporté à l'hôpital où ses blessures sont traitées.

Un autre hélicoptère se trouvait également sur place et était utilisé pour fournir à des géologues une vue d'ensemble de la structure du terrain, afin d'en évaluer la dangerosité.

Les équipes de sauvetage ont été en mesure d'atteindre la cabine de l'un des camions benne ensevelis, mais celle-ci était vide. Les efforts se poursuivaient pour inspecter le troisième véhicule. À la tombée de la nuit, aucun des deux travailleurs manquants n'avaient été retrouvés.

Un porte-parole de la SQ, Benoît Richard, a expliqué que l'accès au cratère était très difficile parce que l'effondrement avait rendu le terrain «impraticable» pour les secours.

Selon M. Richard, une centaine de personnes, y compris des sauveteurs et géologues, mais également des spécialistes en glissements de terrain, des représentants de la Commission de santé et sécurité au travail (CSST), des pompiers et d'autres responsables sont sur les lieux de la catastrophe.

Toujours au dire de M. Richard, les deux hélicoptères devaient continuer leur mission pendant la nuit, mais ils pourraient être cloués au sol si de la pluie verglaçante, prévue dans la nuit de mardi à mercredi, s'abattait sur la région.

Les efforts de sauvetage devraient cependant se poursuivre pendant encore plusieurs heures.

«Le temps travaille contre nous, tout comme la température risque de changer au cours des prochaines heures», a dit M. Richard, précisant que les équipes de secours ne pouvaient toujours pas accéder au lieu de l'incident par voie terrestre.

Paul Lefebvre, conseiller à la sécurité civile au ministère de la Sécurité publique, se disait pour sa part inquiet de la vitesse à laquelle progressent les efforts de sauvetage.

«Le temps passe, et ce n'est pas une bonne chose», a-t-il déclaré, alors qu'il était interrogé sur les chances de survie des deux personnes toujours portées disparues.

Denis Lévesque, maire de la paroisse de L'Épiphanie, a pour sa part dit être choqué. «C'est beaucoup de choses à gérer en même temps.»

Les autorités prévoyaient installer de puissants projecteurs pour aider aux efforts de recherche nocturnes, ainsi qu'une grue géante pour tenter de dégager les véhicules coincés sous la roche. Maskimo Construction oeuvre dans le milieu des infrastructures routières depuis plus de 50 ans. L'entreprise, dont le siège social est à Trois-Rivières, exploite plus de 20 sites de matières premières.

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