Semi-liberté révoquée pour Kevin Gosselin-Robitaille

Kevin Gosselin-Robitaille avait écopé d'une sentence de six...

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Kevin Gosselin-Robitaille avait écopé d'une sentence de six ans de pénitencier pour des fraudes qui s'élèvent à plus de 4 millions $.

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(Trois-Rivières) Kevin Gosselin-Robitaille s'est vu révoquer la semi-liberté dont il bénéficiait depuis le mois de septembre. Il aurait voulu soutirer de l'argent aux parents d'un ami d'enfance, selon des informations obtenues par un sergent détective de la GRC, peut-on lire dans la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Gosselin-Robitaille, qui a écopé d'une sentence de six ans de pénitencier pour des fraudes qui s'élèvent à plus de 4 millions $, a obtenu une semi-liberté de 96 heures par mois pour participer à des projets communautaires et travailler. Il devait toutefois se soumettre à un encadrement serré en plus de fournir toute l'information sur ses revenus et dépenses.

Rapidement, un mandat de suspension a été émis parce que, dès le 15 octobre, Gosselin-Robitaille a menti en affirmant qu'il allait faire des heures supplémentaires en soirée. Des vérifications ont permis de déterminer qu'il n'était pas à son lieu de travail.

À la même période, son équipe de gestion de cas a été informée qu'il avait possiblement récidivé. Selon une enquête menée par la GRC, il aurait promis à un couple d'agriculteurs une «subvention hyper-secrète de 400 000 $ du gouvernement fédéral». Il s'agirait des parents d'un ami avec qui Gosselin-Robitaille a renoué en prison. Ils lui auraient donné une certaine somme d'argent et l'auraient visité à plusieurs reprises au pénitencier ainsi que pendant sa semi-liberté.

De plus, une fouille de sa chambre a permis aux intervenants de découvrir des éléments qui ne peuvent que susciter un certain questionnement. En effet, ils ont trouvé un dossier décrivant plusieurs rencontres avec un avocat du gouvernement, une facture de restaurant de 2700 $, des factures de carte d'appel, un spécimen de chèque appartenant à la victime potentielle ainsi qu'un reçu de caisse de la banque pour un montant de 55 000 $.

Questionné à ce sujet, Gosselin-Robitaille a nié toutes les informations le reliant à une nouvelle fraude. Il a expliqué que les parents de son ami savaient qu'il était incarcéré pour fraude. Il a mentionné qu'ils étaient des amis et des confidents. Quant à son emploi du temps dans la soirée du 15 octobre, il serait allé manger au restaurant. Pour ce qui est des objets trouvés dans sa chambre, ses réponses sont demeurées nébuleuses.

Bien qu'aucune nouvelle accusation n'a été déposée contre Gosselin-Robitaille, la CLCC estime que son comportement s'apparente à son modus operandi lors de la commission des fraudes pour lesquelles il a été incarcéré.

Gosselin-Robitaille a donc menti sur son emploi du temps en plus de ne pas avoir fourni l'information financière sur ses revenus et dépenses. Le lien de confiance avec son équipe de gestion de cas a été brisé.

La Commission a décidé de révoquer sa semi-liberté parce que le risque de récidive est devenu inacceptable.

Rappelons que, de novembre 2005 à novembre 2009, ce résident de Notre-Dame-du-Mont-Carmel avait fraudé une quinzaine de personnes dont plusieurs producteurs agricoles de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de l'Estrie.

Il se présentait comme un haut fonctionnaire du gouvernement fédéral. Il exhibait entre autres des photos de lui avec Jean Chrétien. Ces fraudes lui avaient permis de mener un grand train de vie. Il avait notamment déboursé la somme de 20 000 $ pour se rendre de Trois-Rivières à Montréal en jet privé.

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