Un ex-employé cadre d'Hydro condamné pour vol d'électricité

Un employé cadre d'Hydro-Québec avait acheté ce bâtiment... (Photo: Stéphane Lessard)

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Un employé cadre d'Hydro-Québec avait acheté ce bâtiment pour qu'il serve à la production de cannabis. Il a aussi été démontré qu'il avait utilisé un ordinateur de la société d'État pour administrer la serre de cannabis.

Photo: Stéphane Lessard

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sébastien Parisé a écopé d'une peine de 15 mois de prison ferme pour avoir produit du cannabis et volé de l'électricité à Sainte-Angèle-de-Prémont.

Cet ex-employé cadre chez Hydro-Québec avait été arrêté en février 2011 à la suite du démantèlement d'une serre de cannabis dans une ancienne usine de meubles du rang Augusta. Sur place, 1400 plants de cannabis avaient été retrouvés.

En plus de la drogue, des équipements de grande valeur avaient été saisis comme 190 lampes, six thermopompes, un système d'arrosage automatisé, des filtres au charbon, des cuves et de l'engrais. Une clôture avait aussi été installée afin de ceinturer le site.

Au cours des procédures judiciaires qui avaient suivi, le prévenu, âgé de 39 ans, avait admis avoir produit du cannabis et par le fait même volé de l'électricité à son employeur en la contournant. Lorsqu'il avait commencé ses activités illicites, Parisé était d'ailleurs toujours à l'emploi d'Hydro-Québec. Il avait par contre été congédié par la société d'État lors du dépôt des accusations.

Dans son enquête, la Sûreté du Québec avait découvert que Parisé avait entre autre acheté le bâtiment abritant auparavant l'ancienne usine de meubles et dépensé plusieurs milliers de dollars dans les équipements de production. Il avait aussi été démontré qu'il avait utilisé un ordinateur de la société d'État pour administrer la serre de cannabis et entreposé certains documents à son bureau au travail.

Hier, la Couronne, représentée par Me Benoît Larouche, et l'avocat de la défense, Me Michel Dussault ont fait une suggestion commune de sentence au juge Rémi Bouchard, soit la peine de 15 mois. Celui-ci l'a qualifiée de raisonnable dans les circonstances, d'autant plus que Parisé a enregistré un plaidoyer de culpabilité, qu'il s'est déniché un nouvel emploi, que sa vie familiale est stable et qu'il a accepté que le bâtiment ayant servi à la culture soit saisi par le gouvernement. Il a en effet une valeur approximative de 150 000 $. Il faisait l'objet d'une ordonnance de blocage puisqu'elle avait été utilisée pour la commission d'un crime.

Notons par ailleurs que Parisé n'est pas le seul impliqué dans cette serre de cannabis. Trois complices ont également plaidé coupables à des accusations de production de stupéfiants, soit David Bouchard de Drummondville, Louis-Philippe Hétu de Saint-Béatrix et Patrick Gagnon de Trois-Rivières. Gagnon avait lui aussi admis avoir participé au vol d'électricité.

Bouchard a écopé d'une peine de six mois de prison. Son rôle était uniquement de surveiller le bâtiment et la plantation de cannabis. En ce qui concerne Gagnon, les représentations sur sentence auront lieu demain. Quant à Hétu, les représentations sur sentence devraient se dérouler au terme de ses études en mars ou avril.

Notons en tout dernier lieu qu'un autre complice avait été acquitté des accusations qui pesaient contre lui. Après étude du dossier, la Couronne avait déclaré ne pas avoir de preuves suffisantes à offrir contre Stéphane Dupont.

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