Vente de cocaïne dans deux bars: les présumés trafiquants libérés

Yvon Desrochers (à l'avant), le propriétaire des bars... (Photo: Émilie O'Connor)

Agrandir

Yvon Desrochers (à l'avant), le propriétaire des bars La Relâche et Le Paradoxe, fait partie des sept individus arrêtés, hier, par l'ERM lors d'une opération visant à démanteler un réseau de trafic de stupéfiants.

Photo: Émilie O'Connor

Partager

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trois présumés trafiquants de cocaïne, impliqués dans un réseau opérant aux bars Le Paradoxe et La Relâche, pourront reprendre leur liberté durant les procédures judiciaires intentées contre eux.

C'est du moins ce qu'a décidé, hier, le juge Jacques Lacoursière au terme d'une enquête sur détention qui a duré une bonne partie de la journée au palais de justice de Trois-Rivières.

Ces trois suspects sont Yvon Desrochers, 60 ans, propriétaire des deux bars, Sylvain Massicotte, 47 ans, considéré comme celui qui ensachait la drogue et la gérait et enfin, Gilles-Philippe Fortier-Landry, 30 ans, dont le rôle consistait à livrer la cocaïne aux serveuses dans les bars.

D'emblée, le juge a rappelé aux prévenus que son rôle à ce stade des procédures était de déterminer s'ils pouvaient être remis en liberté et non de décider de leur culpabilité.

Certes, il a reconnu que les infractions étaient très graves. On parle ici de trafic de stupéfiants, complot pour trafic et possession de stupéfiants pour fins de trafic.

Qui plus est, la preuve que détient la Couronne contre eux est accablante. Depuis décembre 2011, l'Escouade régionale mixte de lutte aux stupéfiants de la Mauricie a en effet pris les grands moyens pour coincer ce réseau. Les policiers ont fait de la filature mais également infiltré les bars. Ils ont non seulement acheté de la drogue à plusieurs reprises mais deux agentes ont même réussi à se faire embaucher comme serveuses.

On a notamment pu apprendre que les serveuses qui vendaient la cocaïne dans les bars gagnaient 5 $ sur chaque quart de gramme vendu à 25 $.

Le commerce était lucratif puisqu'il est déjà arrivé qu'en un seul quart de travail, l'une d'elles vende jusqu'à 37 quarts de gramme. Ce trafic était en cours depuis trois ou quatre ans.

La frappe de l'ERM effectuée jeudi dernier avait d'ailleurs permis d'arrêter sept personnes et de saisir quelque 900 grammes de cocaïne.

Or, le juge a aussi précisé que les trois prévenus étaient présumés innocents. Comme ils n'ont pas d'antécédents judiciaires en semblable matière et qu'ils ont collaboré avec les policiers, il n'y a aucune probabilité marquée qu'ils commettent d'autres infractions.

Les hommes devront toutefois respecter de lourdes conditions dont un couvre-feu entre 21 h et 6 h sauf pour fins de travail légitime. Ils ne pourront communiquer avec les présumés complices, posséder des téléavertisseurs et téléphones cellulaires, se trouver dans les bars, avoir des drogues et des armes en leur possession. Évidemment, ils ne pourront quitter le Québec.

Des cautions leur ont également été imposées. Dans le cas de Desrochers, qui entend désormais vendre les bars ou liquider son inventaire, il a dû fournir un engagement sans dépôt de 20 000 $ et une caution avec dépôt de 10 000 $. Une tierce personne s'est également engagée pour lui au moment de 2000 $.

Pour Sylvain Massicotte, les engagements financiers sont de 12 000 $, dont 2000 $ avec dépôt. Fortier-Landry devra pour sa part fournir un total de 8000 $ dont 3000 $ avec dépôt. Il devra également prendre un rendez-vous chez Domrémy afin de régler une problématique de jeu compulsif.

Leur cause a été reportée au 22 mars.

Rappelons que les serveuses arrêtées dans le cadre de cette opération ont toutes été libérées sous conditions également.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer