Sept mois de prison ferme pour le fraudeur de CFOU

Marc Périard a profité de son statut de... (Photo: Stéphane Lessard)

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Marc Périard a profité de son statut de directeur général à CFOU et Zone Campus pour détourner à son profit près de 90 000 $ entre décembre 2008 et janvier 2010.

Photo: Stéphane Lessard

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Marc Périard a écopé d'une peine de sept mois de prison ferme, hier, pour avoir fraudé la radio universitaire CFOU et le journal Zone Campus entre décembre 2008 et janvier 2010.

Au terme des représentations sur sentence, le juge Jacques Lacoursière a conclu que les efforts récents fournis par l'individu pour régler ses problèmes de toxicomanie n'étaient pas suffisants pour lui permettre de purger une peine dans la collectivité.

Son avocat, Me Bertrand Jacob, avait en effet plaidé pour une peine de deux ans dans la collectivité et ce, afin de permettre à son client de poursuivre sa thérapie dans un centre de désintoxication de Sherbrooke.

Son objectif était également de diminuer le risque de rechute en lui évitant un séjour en prison où la drogue et l'alcool sont facilement accessibles. Or, le juge a davantage misé sur la dissuasion et la dénonciation compte tenu de la gravité du crime.

Rappelons que Marc Périard a profité de son statut de directeur général pour détourner à son profit près de 90 000 $ entre décembre 2008 et janvier 2010. Périard a notamment utilisé les cartes de crédit des entreprises pour son bénéfice personnel. Le montant qu'il a ainsi dépensé se situe à 58 000 $. Il s'est également octroyé une hausse de salaire substantielle en dépit du refus de son employeur. Il est ainsi allé chercher 31 000 $ supplémentaires.

Il a plaidé coupable en mars dernier aux crimes qui lui étaient reprochés. Hier, il a indiqué à la cour avoir commis une erreur, ce qui avait d'ailleurs mis l'organisme en péril. Il a cependant précisé qu'il était alors sous l'emprise du crack. «Mes perspective étaient biaisées par la toxicomanie. Je regrette énormément ce que j'ai fait», a-t-il  ajouté.

Dans ses représentations, son avocat a pris soin de souligner au tribunal que son client avait tenté d'obtenir des remboursements auprès de son employeur pour les heures supplémentaires mais en vain. D'une certaine façon, Périard s'était donc remboursé lui-même.

Aujourd'hui, il soutient que son client tente de se reprendre en main en suivant une thérapie depuis octobre dernier. À sa sortie, il envisage de demeurer dans un centre de réinsertion sociale pour ensuite se dénicher un emploi.

Or, les facteurs aggravants ont joué contre lui. La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Catherine Roberge, a insisté sur l'importance d'imposer une peine de prison ferme, suggérant 12 à 15 mois.

Elle a notamment fait valoir la nature et l'étendue de la fraude, le degré de préméditation et l'absence de toute tentative de remboursement en dépit d'un héritage de 100 000 $ qu'il a eu dernièrement. À ce sujet, Périard a d'ailleurs avoué avoir dilapidé l'argent dans le crack en seulement trois mois.

Me Roberge a aussi rappelé qu'il avait abusé de la confiance de son employeur, en l'occurrence un organisme à but non lucratif.

Bien qu'il était d'avis que la prison ferme devait s'appliquer à Périard, le juge a rejeté la suggestion de la Couronne, la trouvant trop élevée. Considérant son absence d'antécédents judiciaires en semblable matière, son plaidoyer de culpabilité, le fait qu'il ait un diplôme universitaire et la thérapie présentement en cours, il a plutôt opté pour sept mois.

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