Abus sexuels: Camille Auger connaîtra sa sentence le 14 mars

La sentence de Camille Auger, cet homme de 78 ans reconnu coupable  d'abus... (Photo: Émilie O'Connor)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La sentence de Camille Auger, cet homme de 78 ans reconnu coupable d'abus sexuels sur trois femmes, dont deux mineures, sera finalement rendue le 14 mars.

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Le juge Jacques Trudel a pris la cause en délibéré, hier, après avoir écouté les représentations sur sentence des deux parties et surtout, les témoignages des trois victimes. Ces dernières étaient visiblement bouleversées par les événements survenus entre 2001 et 2008, ayant peine à retenir leurs larmes et à réprimer leurs tremblements. «Je serai traumatisée pour le restant de mes jours. Je suis même inquiète pour mes filles. Je veux que personne ne les approche tant j'ai perdu confiance», a confié l'une d'elles. Une autre a déclaré: «On est dans la tristesse. Les enfants ont été démunis, déchirés. Aucune sentence ne peut réparer ce qu'il a fait. Nous sommes blessées très profondément.»

Camille Auger est cet individu de Sainte-Sophie-de-Lévrard qui, au terme d'un procès, a été déclaré coupable de plusieurs gestes à caractère sexuel sur deux mineures et une adulte, soit attouchements sexuels, incitation à des contacts sexuels et agressions sexuelles.

Entre 2001 et 2002, il s'est livré à des attouchements sexuels sur une adolescente qui était alors âgée de 14-15 ans. Il l'a également incitée à lui toucher les parties génitales. Au cours de la même période, il en a profité pour agresser sexuellement la mère de cette adolescente en se livrant à des attouchements et en lui proposant, les culottes baissées, d'avoir des relations sexuelles avec lui. Entre 2006 et 2008, il a récidivé, s'en prenant cette fois-ci à une jeune fille qui était âgée de 11 ans.

Hier, la Couronne, représentée par Me Catherine Roberge, a réclamé une peine de 15 mois de prison, assortie d'une probation de trois ans. Elle a demandé au juge de tenir compte du fait que le septuagénaire reconnaît partiellement sa responsabilité et minimise la gravité de ses gestes. Non seulement il s'en est pris à des jeunes filles de moins de 16 ans mais il a abusé délibérément de la confiance que celles-ci lui portaient. Qui plus est, elle a rappelé que les gestes ont été commis à plusieurs reprises et sur une période d'environ un an et demi pour chacune des victimes.

En d'autres mots, Me Roberge a réclamé pour Camille Auger une sentence dissuasive qui répondra aux critères de dénonciation, peu importe son âge et l'absence d'antécédents judiciaires, d'où sa proposition de 15 mois derrière les barreaux.

Pour sa part, Me Maryse Brouillette, à la défense, a tenu à rappeler que le risque de récidive était minime compte tenu de l'âge de Camille Auger justement. Elle a insisté sur le fait que son client avait eu une vie pratiquement exemplaire et qu'il bénéficiait encore aujourd'hui d'un réseau social et familial très positif. Son frère a d'ailleurs témoigné en sa faveur. L'avocate a également relevé des passages du rapport présentenciel qui font état des limites culturelles et générationelles de Camille Auger et d'une distorsion cognitive. Bien que les crimes qui lui sont reprochés méritent une peine de prison ferme en vertu de la loi, Me Brouillette a laissé au juge le soin d'en déterminer le quantum approprié.

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