Une foule nombreuse salue la mémoire de Lorélie, Loïc et Anaïs

Les obsèques de Lorélie, Loïc et Anaïs se... (Olivier PontBriand, La Presse)

Agrandir

Les obsèques de Lorélie, Loïc et Anaïs se sont déroulées à l'église Saint-André d'Acton Vale, en Montérégie.

Olivier PontBriand, La Presse

Partager

Sur le même thème

La Presse Canadienne
Le Nouvelliste

(Drummondville) Des ballons multicolores ont été lâchés dans un ciel nuageux alors que plus de 800 personnes ont rempli à pleine capacité l'église Saint-André d'Acton Vale, en Montérégie, samedi après-midi, pour assister aux funérailles de trois enfants retrouvés sans vie dans l'appartement de leur mère à Drummondville dimanche dernier.

La mère de Lorélie Desautels, âgée de 5 ans, Loïc Desautels, âgé de 4 ans, et d'Anaïs Blanchette, âgée de 2 ans, n'a pas assisté aux obsèques. Sonia Blanchette, agée de 33 ans, fait face à des accusations de meurtres prémédités.

Selon la tante de l'accusée, Louise Blanchette, les trois enfants veillent sur leur père. Elle a dit vouloir que la famille soit appuyée par des pensées et des prières positives, ajoutant qu'il était trop tôt pour jeter le blâme sur quelqu'un pour la tragédie.

«C'est difficile d'entendre les préjugés, les jugements de tout le monde, ça serait mieux que l'on s'abstienne puis que l'on pense juste aujourd'hui au papa, aux trois petits, aux trois enfants qui sont partis», a-t-elle déclaré.

Les résidants qui ont assisté aux funérailles ont dit que la famille était bien connue dans la région et qu'elle possédait une pépinière dans les environs.

«Ça fait mal au coeur, ça n'a pas de bon sens (...), c'est trois anges ces enfants-là», a déclaré l'un d'eux.

Deux tracteurs de la ferme stationnés à l'extérieur de l'église étaient remplis d'animaux de peluche en hommage aux enfants.

Michel Surprenant, président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, a tenu à assister aux obsèques.

«Je pense que devant un tel événement, ayant connu un peu la tristesse des gens par rapport à l'Association, c'était impératif d'être là. De pouvoir être présent pour ces gens-là, de leur montrer que, oui, il y a des organismes qui existent, oui, il y a des services qui existent, oui, il y a une présence qui existe, et puis, à partir de ce moment-là, leur faire prendre conscience qu'on est là pour ça», a-t-il expliqué.

M. Surprenant, qui a rencontré quelques-uns des membres de la famille, leur suggère de profiter des ressources qui sont déjà disponibles pour passer à travers la difficile épreuve.

«La première suggestion, c'est de s'entourer, évidemment, mais surtout, prendre les services qui sont disponibles et les utiliser. Pas rester dans son coin, si vous comprenez ce que je veux dire.»

Sonia Blanchette fait l'objet d'une évaluation psychiatrique afin de déterminer si elle est en mesure de subir un procès. Son retour en cour aura lieu vendredi prochain.

Le père des enfants, Patrick Desautels, s'était adressé brièvement aux médias mardi pour dire que la douleur qu'il éprouvait était «inexplicable», ajoutant qu'il préférait ne pas répondre aux questions des journalistes afin de ne pas nuire au bon déroulement de l'enquête policière en cours.

Avant le drame, Sonia Blanchette était déjà accusée de kidnapping en violation des conditions de garde de ses enfants.

La Sûreté du Québec avait été appelée pour enquêter sur cet incident, lors duquel la mère se serait enfuie avec sa plus jeune fille après en avoir perdu la garde.

Des articles publiés à l'époque précisent que la police avait pu la retrouver le lendemain et l'avait arrêtée sans incident.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer