Agriculteur accusé de délits sexuels sur une mineure

C'est le 22 janvier que Maxime Lemay, un agriculteur de... (Photo: Émilie O'Connor)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est le 22 janvier que Maxime Lemay, un agriculteur de Saint-Pierre-les-Becquets accusé de délits sexuels sur une mineure, devra revenir devant le tribunal pour subir son enquête préliminaire.

Cette étape des procédures judiciaires vise à déterminer si la preuve de la Couronne est suffisante pour justifier la tenue d'un procès. Dans le cas présent, Maxime Lemay, 31 ans, est accusé d'incitation à des contacts sexuels avec une adolescente de 14 ans, de leurre (soit d'avoir communiqué avec celle-ci par le biais d'Internet, et ce, dans le but de faciliter la perpétration d'une infraction d'ordre sexuel) et de production de pornographie juvénile. Les faits qui lui sont reprochés seraient survenus entre le 4 et le 23 novembre dernier.

Il doit également répondre à des accusations de harcèlement à l'encontre de deux jeunes femmes au début de l'âge adulte. Les infractions auraient été commises entre septembre 2009 et mars 2012. C'est précisément sur ces deux chefs qu'il subira son enquête préliminaire puisque la communication de la preuve n'est pas encore complétée dans les dossiers à caractère sexuel.

Dans cette affaire, le prévenu attirait les filles sur les sites de rencontres en fabricant de faux profils sur Internet. Ce serait le cas pour les deux présumées victimes de harcèlement. Plus encore, une employée de Maxime Lemay aurait découvert certaines informations suspectes sur son ordinateur personnel. Pour toutes ces raisons, une enquête a été déclenchée par la Sûreté du Québec en 2012. «L'escouade d'exploitation sexuelle des enfants sur Internet a commencé à enquêter pour du leurre en 2012, soupçonnant que Maxime Lemay pouvait chercher à contacter des mineurs. Tout ceci a nécessité de l'infiltration informatique. Un agent s'est notamment fait passer pour une adolescente de 14 ans. Et le suspect a pris contact avec elle. Il a par la suite eu des discussions au cours desquelles il l'a notamment incitée à avoir des contacts sexuels avec lui», a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales en charge de ce dossier, Me Julien Beauchamp-Laliberté.

Un rendez-vous a même été fixé dans un cinéma de Boucherville entre l'adolescente fictive et Maxime Lemay. Or, ce sont les policiers qui attendaient le prévenu. Maxime Lemay a alors été arrêté. Il a formellement comparu au palais de justice de Trois-Rivières sous les chefs d'incitation à des contacts sexuels, leurre et ... production de pornographie juvénile.

À ce sujet, Me Beauchamp-Laliberté explique: «Même si les policiers n'ont pas retrouvé des photos et des vidéos présentant de la pornographie juvénile, les écrits du suspect qui préconisent des activités sexuelles avec une mineure sont considérés comme du matériel pornographie juvénile au sens de la loi», a-t-il mentionné.

L'avocat de Maxime Lemay, Me Simon Ricard, a pour sa part relativisé les gestes reprochés à son client, surtout dans le dossier de porno juvénile. «Il a été piégé par des policiers. Il n'a jamais été en contact direct avec une mineure», a-t-il affirmé.

Maxime Lemay, qui possède un antécédent judiciaire pour actions indécentes, a pu reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires mais sous certaines conditions. Outre des engagements financiers, il doit en effet respecter un couvre-feu et ne pas contacter ou se trouver en présence de mineurs.

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