14 mois de prison pour avoir violenté une femme

Luc Marcotte, 49 ans, un individu autrefois domicilié à Batiscan, a écopé hier,... (Photo: Émilie O'Connor)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

Luc Marcotte, 49 ans, un individu autrefois domicilié à Batiscan, a écopé hier, d'une peine de 14 mois de prison pour avoir battu une femme en juillet 2010 lors d'une dispute.

Le juge Rémi Bouchard lui a également imposé une probation de deux ans à sa sortie de prison. Au cours de cette période, il lui sera interdit de communiquer avec sa victime. Il devra également suivre les consignes de son agent de probation et suivre les thérapies qui seront jugées nécessaires en lien avec des problématiques reliées à l'alcool et la colère. Enfin, il ne pourra posséder d'armes pendant dix ans.

Au terme d'un procès tenu en mai dernier, Luc Marcotte avait été reconnu coupable de voies de fait graves et de voies de fait causant des lésions corporelles à l'encontre d'une femme. Il avait cependant été acquitté de l'accusation de tentative de meurtre qui était portée contre lui en lien avec le même événement survenu le 14 juillet 2010 à Batiscan.

Rappelons que Marcotte avait agressé violemment une femme dans le cadre d'une dispute. Il lui avait non seulement asséné plusieurs coups de poing au visage, mais il avait également cogné sa tête sur un véhicule. On lui reprochait aussi d'avoir essayé de l'étrangler. Pour éviter que sa victime n'appelle les policiers, il avait même débranché le téléphone.

Dans cette affaire, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Marc Poirier avait réclamé une peine de pénitencier. L'avocat de la défense, Me Yvan Braun, avait pour sa part suggéré une peine de90 jours de prison à être purgée de façon discontinue et 140 heures de travaux communautaires.

Or, le juge Bouchard a rappelé d'emblée qu'une peine de prison ferme devait être imposée, compte tenu de la gravité du crime. Il a également pris en considération les nombreux facteurs aggravants dans cette cause comme, par exemple, l'extrême violence et le caractère sauvage de l'agression, le fait qu'il ait omis d'appeler du secours, le sérieux des blessures et les séquelles de la victime, son attitude condescendante envers celle-ci, son manque de responsabilisation et d'empathie.

Par contre, il a aussi tenu compte de ses regrets, de son absence d'antécédents judiciaires (il a bénéficié d'une absolution conditionnelle pour des voies de fait sur un voisin), de son abstinence depuis les événements et de sa collaboration avec les intervenants sociaux. Notons aussi que Marcotte avait conduit la victime à l'hôpital dans les heures suivantes. Celle-ci avait alors indiqué au personnel médical avoir fait une chute dans un escalier.

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