Arrestation de 55 présumés braconniers dans les Bois-Francs

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Le commandant du service dirigé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Gérald Desharnais.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Un peu plus d'une centaine d'agents de protection de la faune d'un peu partout sur le territoire Mauricie-Centre-du-Québec étaient à pied d'oeuvre, hier, afin de démanteler un réseau de braconnage qui sévissait dans la région des Bois-Francs depuis 2010.

«C'est la conclusion d'une enquête que l'on mène depuis trois ans. Elle origine de nombreux signalements provenant du public. La population nous a beaucoup aidés sur ce coup-là tout au long de l'enquête», a indiqué le commandant du service dirigé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Gérald Desharnais.

Au total, les agents ont exécuté 35 mandats de perquisition sur autant de sites dans le cadre de l'opération «Renard». Ils ont mis la main au collet de 55 présumés braconniers, qui devront répondre à tout près de 250 chefs d'accusation.

On les suspecte d'avoir tué illégalement au moins 120 cerfs de Virginie sur les territoires de Sainte-Séraphine, Sainte-Eulalie, Tingwick, Sainte-Clotilde-de-Horton, Saint-Samuel et Kingsey Falls.

Afin de s'assurer de la justesse des données, on a obtenu la collaboration de l'équipe du Laboratoire d'expertises biolégales de la Protection de la faune.

Les suspects sont passibles d'amendes pouvant totaliser 400 000 $ s'ils sont reconnus coupables. Ils sont accusés principalement de chasse du cerf de Virgine la nuit et en dehors de la période permise, de surplus de prises, de vente et d'achat de chair de cerf et de tirs à partir de véhicules. Des 55 individus interrogés, cinq avaient déjà des antécédents en semblable matière.

«C'était un groupe organisé qui chassait principalement d'août à décembre. Il y a eu de la vente, mais la viande était principalement utilisée pour de la consommation personnelle et la consommation des proches», a précisé le commandant Desharnais, précisant qu'un cerf représente des retombées économiques moyennes d'environ 2000 $.

Selon le porte-parole de l'Agence de protection de la faune, il s'agirait de la plus importante frappe à survenir sur le territoire Mauricie-Centre-du-Québec. Selon les données préliminaires, les 110 agents affectés à l'opération «Renard» auraient procédé à la saisie de 100 kg de chair de gros gibier, d'une dizaine de cerfs de Virginie entiers, de deux armes de chasse, de trois véhicules automobiles et de deux véhicules tout-terrain. Ces chiffres pourraient être revus à la hausse au cours des prochains jours en fonction des nouveaux éléments de preuve recueillis.

«C'est une des plus grosses frappes au Québec et la plus grosse dans la région. Ce groupe-là était très actif depuis quelques années», a signifié Gérald Desharnais.

Le commandant croit que le démantèlement de ce réseau de braconniers aura un impact direct sur les résultats obtenus par les honnêtes chasseurs à compter de la prochaine saison.

«La majorité des chasseurs sont respectueux, mais ce groupe passait et prenait le gibier avant les autres. Un chasseur peut passer plusieurs mois à préparer sa saison pour finalement ne plus retrouver sa proie parce qu'elle a été braconnée», a-t-il conclu.

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