Opération Déluge: Stéphane Desroches écope cinq ans de prison

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Le juge Richard Poudrier a rendu son verdict, hier, au palais de justice de La Tuque, dans le dossier de Stéphane Desroches. L'individu de 37 ans a écopé une peine d'emprisonnement de 5 ans. L'accusé avait reconnu sa culpabilité aux chefs d'accusation de possession dans le but d'en faire le trafic.

Le juge a penché du côté de la poursuite en imposant une peine de 60 mois de prison. La défense, quant à elle, demandait plutôt l'imposition d'une peine de 24 à 30 mois.

Les seuls facteurs atténuants, selon le juge, sont l'absence d'antécédents, le fait qu'il est enregistré un plaidoyer de culpabilité et sa prise de conscience, mais la liste des facteurs aggravants aura été beaucoup plus étoffée.

Le juge s'est attardé longuement sur la nature de la drogue et aux quantités non négligeables qui ont été perquisitionnées versus le total de l'opération (97,8 % des comprimés de méthamphétamine, 58,57 % du cannabis, et 90,29 % de l'argent), allant même jusqu'à qualifier Desroches de «trafiquant le plus important de l'opération Déluge».

Le tribunal a également soulevé la réalité locale de La Tuque dans son verdict et la double vie de l'accusé. «Jouissant de capacités intellectuelles considérables, il les a utilisés à mauvais escient en montant de façon structurée son entreprise illégale et en s'arrangeant pour passer sous la loupe des policiers en ayant une double vie», a-t-il lancé.

Le Juge Poudrier a mentionné en rendant sa sentence que la société, représentée par les tribunaux, devait dénoncer et ne pas tolérer ce trafic de drogues dures avec toutes les conséquences néfastes que cela peut avoir. «Tout contrevenant doit être sévèrement puni pour une conduite affectant sa communauté et l'ensemble des citoyens touchés. [...] Il faut également dissuader quiconque serait tenté de s'aventurer dans une telle aventure criminelle», a précisé le juge.

L'accusé, qui est détenu depuis son arrestation, devra donc demeurer 40 mois et 17 jours derrière les barreaux en date du 27 novembre puisque le tribunal n'a pas retenu la demande de la défense qui voulait que le temps de détention préventive soit calculé au ratio de 1 pour 1,5. «La longueur du dossier dans ce cas-ci n'a pas été étirée inutilement», a fait savoir le juge. Les 19 mois et 13 jours déjà purgés ont donc été soustraits en temps simple.

À sa sortie de la salle d'audience, le procureur aux poursuites criminelles et pénales se disait satisfait de la sentence. «C'est la peine qu'on suggérait au juge, donc on est satisfait. Pour nous, c'était la peine qui était justifiée dans les circonstances et qui était raisonnable en tenant compte des facteurs atténuants et des facteurs aggravants et c'est ce que le juge a déterminé», a commenté Me Matthieu Poliquin.

Pour sa part, l'avocat de la défense, Me Denis Otis, n'a pas caché sa déception. «Je ne suis pas surpris de la décision du juge Poudrier compte tenu de toutes les circonstances connues au dossier, mais je suis un peu déçu. On aurait souhaité que le juge prenne en considération avec un peu plus de vigueur les facteurs atténuants du dossier», a-t-il précisé.

Quant à savoir s'il le dossier serait porté en appel, Me Otis a laissé entendre qu'aucune porte n'était fermée pour le moment. «J'ai demandé à mon client d'y réfléchir et je ferai, moi aussi, un exercice de réflexion», a-t-il confirmé.

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