La prison à vie pour le meurtrier Jacques Laperrière

Jacques Laperrière a été condamné samedi matin à... (Photo: Saisie d'écran de l'interrogatoire)

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Jacques Laperrière a été condamné samedi matin à une peine d'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.

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(Trois-Rivières) Moins de 24 heures après avoir été déclaré coupable de meurtre au second degré par un jury, Jacques Laperrière a été condamné samedi matin par le juge Jacques J. Lévesque à une peine d'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.

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Laperrière a avoué avoir tué Yves Tessier, âgé de 60 ans, le 7 novembre 2009 en le poignardant à l'abdomen.

Photo d'archives François Gervais

Emprisonné depuis maintenant trois ans, Laperrière, âgé de 43 ans, ne pourra donc retrouver sa liberté avant sept ans. Sa libération conditionnelle dépendra alors de son comportement et des risques de récidives qu'il présente.

Le juge a penché du côté de la défense en accordant une possibilité de libération après 10 ans. Quant à elle, la poursuite ne demandait aucune possibilité de libération conditionnelle avant 13 ans.

Le jury, composé de 12 personnes, avait déjà conclu vendredi que l'accusé, bien qu'il soit atteint de schizophrénie paranoïde chronique, savait distinguer le bien du mal lorsqu'il a tué Yves Tessier.

«Un crime passionnel»

L'avocat de la défense, Me Marcel Guérin, a soutenu en cour que son client avait commis un crime «passionnel» et non un crime «crapuleux». Et que ce crime avait été commis par ailleurs par un schizophrène. «C'est un cas particulier», a souligné l'avocat au juge avant que celui-ci rende sa sentence.

Jacques Laperrière a livré un court témoignage samedi matin avant que le juge ne rende sa décision.

Visiblement confus, l'accusé a parlé de l'imposition de la peine de mort pour les meurtriers d'enfants. «Je suis Dieu», a-t-il même affirmé.

«Quand je vous parlais d'un cas particulier», a conclu Me Guérin à la fin de ce témoignage.

Le juge Lévesque avoue toutefois que l'accusé était probablement affecté par la maladie mentale et la consommation de drogue au moment de commettre son geste.

Les procureurs des poursuites criminelles et pénales se disaient somme toute satisfaits de la sentence.

«Il devra passer devant la commission des libérations conditionnelles. Cela ne veut pas dire qu'il sera libéré après 10 ans (sept en comptant le temps déjà purgé). On devra juger à ce moment s'il est encore un danger pour la société», a affirmé à la sortie de la salle d'audience Me Marie-Ève Paquet, procureure de la Couronne.

«Je crois qu'il faut faire confiance aux autorités qui seront à même de juger à ce moment-là.»

La procureure de la Couronne affirme qu'un suivi psychiatrique sera offert en prison.

Ce n'est toutefois pas l'opinion des avocats de la défense, Me Marcel Guérin et Me Réginal Victorin. «Il est dangereux. On le sait qu'il est dangereux. Soignez-le. C'est tout», a laissé tomber avec un ton d'exaspération Me Marcel Guérin.

«Je ne pense pas qu'il y a grands programmes capables de l'aider. Il a besoin d'être suivi par un psychiatre constamment. Au pénitencier, il y a un psychiatre qui passe là une fois par semaine», ajoute Me Guérin, qui ajoute qu'ils porteront la cause en appel.

Les deux avocats estiment que leur client serait coupable d'homicide involontaire, car les gestes qui l'ont poussé à tuer Yves Tessier auraient été de la «provocation».

Il surprend sa conjointe et son amant au lit

Rappelons que Laperrière a avoué avoir tué Yves Tessier, âgé de 60 ans, le 7 novembre 2009 en le poignardant à l'abdomen. Laperrière avait surpris sa conjointe de l'époque, Nathalie Jacob, en train d'avoir des relations sexuelles avec Yves Tessier. Alors pris d'une crise de colère, Laperrière a tenté d'étrangler l'amant de sa conjointe avant de le poignarder.

Selon le témoignage de l'accusé, il aurait voulu punir Yves Tessier pour avoir fait du mal à sa conjointe et pour l'avoir forcée à se prostituer.

Laperrière a ensuite voulu faire disparaître les traces d'homicide et a laissé une note sur le cadavre où était écrit «un violeur». Par la suite, Laperrière et Nathalie Jacob ont cherché en vain de l'aide pour se débarrasser du corps.

Les deux individus ont été arrêtés le lendemain. Depuis, Nathalie Jacob, 47 ans, a été condamnée à purger une peine de 75 mois de prison pour homicide involontaire par complicité. Elle devrait être libérée d'ici la prochaine année.

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