Trois personnes de la Mauricie périssent dans un écrasement d'avion

C'est cet appareil, un modèle Lake L250 de...

Agrandir

C'est cet appareil, un modèle Lake L250 de type Renegade, que le quatuor était parti chercher à Airdrie en Alberta.

Partager

(Trois-Rivières) Une expédition visant à compléter l'achat d'un avion en Alberta a pris une tournure tragique sur le chemin du retour pour un quatuor de la Mauricie, alors que trois d'entre eux ont perdu la vie quand leur appareil s'est écrasé à proximité de l'aéroport Pickle Lake, mardi soir dans le nord de l'Ontario.

Yannick Fournier, copropriétaire des restaurants Maman Fournier et Vincenzo Pasta Grill, Michel Nadeau, propriétaire de Nadeau Air Service, et Bernard Mailloux, directeur de la maintenance de l'entreprise d'aviation trifluvienne, ont péri dans cette tragédie aérienne.

Le quatrième passager, Jean Fournier, qui est également copropriétaire des restaurants en compagnie de son neveu Yannick, s'en est miraculeusement tiré pratiquement indemne. Les services d'urgence l'ont transporté par avion jusqu'à un hôpital de Winnipeg pour y soigner des blessures mineures.

Évidemment, le choc a été brutal, très tôt hier matin, lorsque les proches de Yannick Fournier ont été informés de la triste nouvelle par les autorités policières. Le père du défunt, Alain Fournier, est aussi le frère de l'unique survivant ainsi que copropriétaire de l'entreprise familiale. Également copropriétaire, Mario Vincent avait de la difficulté à accepter que Yannick laisse dans le deuil deux petits bambins en bas âge, quand le téléphone a résonné vers 5 h du matin.

«Ce n'est pas facile à encaisser, surtout quand c'est quelqu'un avec qui tu as l'habitude de travailler à tous les jours. Mais le plus difficile dans tout ça, c'est que Yannick est un jeune père de famille», indique M. Vincent, visiblement très ébranlé, qui a été désigné porte-parole de la famille pour commenter cette tragédie.

Avant même que la direction puisse annoncer le décès aux employés, le bouche à oreille avait déjà fait son oeuvre. «La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre. Tous les employés sont peinés. Yannick travaillait à tous les jours au Maman Fournier de Trois-Rivières. Il a aussi fait la gérance de chaque restaurant. Il faisait partie de la relève de l'entreprise», se désole M. Vincent.

Acquisition de rêve

Le quatuor avait quitté Trois-Rivières dimanche afin d'aller récupérer l'avion que venait d'acheter Jean Fournier, un modèle Lake L250 de type Renegade, à Airdrie en Alberta. Pour l'occasion, ce dernier avait donc fait appel à Michel Nadeau, un pilote expérimenté pour le chemin du retour, ainsi qu'au mécanicien Bernard Mailloux. Parfaitement bilingue, Yannick Fournier avait quant à lui été dépêché pour servir d'intermédiaire dans cette transaction qui se déroulait en anglais.

Pour Jean Fournier, ce voyage devait s'avérer l'accomplissement d'un rêve: posséder un avion. «C'était un rêve pour lui d'avoir un avion et de le piloter, soulève Mario Vincent. Présentement, il est sous surveillance à l'hôpital mais on ne craint pas pour sa vie. Il s'en tire avec des blessures mineures et c'est vraiment miraculeux, compte tenu de la façon dont ça s'est produit».

Sur le chemin du retour, le groupe devait s'arrêter à Pickle Lake, une petite municipalité de 500 âmes du nord de l'Ontario, pour y passer la nuit avant de poursuivre son itinéraire qui prévoyait leur retour au bercail, hier. «Dans leur trajet, ils devaient faire quelques arrêts pour le ravitaillement. De toute façon, il était déjà prévu qu'ils n'allaient pas conduire de soir», raconte M. Vincent.

Mardi soir, pendant le vol, le pilote Michel Nadeau a contacté l'aéroport local pour indiquer qu'il souhaitait s'y poser. Après quelques communications entre l'avion et la tour de contrôle, tout a été interrompu vers 19 h 30, selon le Bureau de la sécurité dans les transports.

Quelques instants plus tard, une radio-balise de repérage d'urgence a été déclenchée. Aussitôt, des agents de la Police provinciale de l'Ontario et du Service de police de Nishnawbe-Aski ont été dépêchés sur les lieux. Des premiers répondants ont effectué des recherches à pied, guidés par un avion du Centre de coordination des secours qui patrouillait le secteur boisé très dense. D'autres personnes ont aussi été parachutées sur le site pour extirper les victimes de la carcasse de l'avion qui a finalement pu être localisé à 2,9 kilomètres à l'est de la piste d'atterrissage de Pickle Lake.

Hier matin, des inspecteurs du BST ont été dépêchés vers Pickle Lake pour évaluer les circonstances de la situation. Comme l'endroit est assez difficile d'accès, ils n'étaient pas attendus sur place avant le début de la soirée. Au terme de leur analyse, ils décideront s'ils déclenchent la tenue d'une enquête sur cet incident.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer