Écrasement à Princeville: «C'est miraculeux qu'ils s'en soient sortis»

Le Bureau de la sécurité des transports poursuit... (Photo: La Presse Canadienne)

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Le Bureau de la sécurité des transports poursuit son enquête afin de faire la lumière sur l'écrasement d'un petit avion survenu lundi à Princeville au Centre-du-Québec.

Photo: La Presse Canadienne

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(Trois-Rivières) Au lendemain de l'écrasement d'un de leurs avions, les dirigeants de l'entreprise d'aviation Nadeau Air Service sont soulagés que les deux hommes qui étaient à bord de l'appareil, un instructeur ainsi que son élève, s'en soient sortis vivants.

Pour la directrice générale de l'entreprise trifluvienne, Linda Nadeau, la perte d'un appareil dans l'écrasement qui s'est produit lundi après-midi dans un champ de Princeville au Centre-du-Québec importe peu. Ce qui compte pour elle, c'est que l'instructeur, Stéphane Barrette, ainsi que son élève, Tommy Grenier, soient en vie. Cette dernière s'est d'ailleurs entretenue au téléphone avec son instructeur dès lundi soir et a obtenu de bonnes nouvelles concernant l'état de santé de l'élève hier. Elle croit d'ailleurs que Stéphane Barrette obtiendra son congé de l'hôpital très bientôt. Il a d'ailleurs confié à sa patronne qu'il avait l'intention de retourner travailler pour elle après sa convalescence.

Pour ce qui est de l'élève, la période de repos sera plus longue, mais il devrait être en mesure de piloter à nouveau selon Mme Nadeau. Il devait subir une intervention chirurgicale aux jambes au cours de la journée d'hier. Plusieurs de ses connaissances ont d'ailleurs écrit des mots d'encouragement sur sa page Facebook. Preuve qu'il se porte bien dans les circonstances, il a même commenté l'un de ces mots au cours de la soirée de lundi.

«C'est miraculeux qu'ils s'en soient sortis. C'est ça qui est important, car quand tu reçois un appel pour te dire qu'un appareil bimoteur s'est écrasé, c'est fatiguant», confie Mme Nadeau.

Cette dernière assure que son instructeur possède une vaste expérience de pilotage. Il était à l'emploi de Nadeau Air Service depuis quatre ans et avait suivi sa formation au même endroit. L'élève n'en était également pas à ses premières heures de vol. Selon Mme Nadeau, il détenait déjà ses permis de pilote privé et professionnel et était présentement en train de suivre une formation plus poussée afin d'obtenir une certification supplémentaire.

«C'est un excellent pilote. Il était sur le point de terminer cette formation supplémentaire dans quelques jours», mentionne Mme Nadeau.

Pour l'instant, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) n'est pas en mesure d'affirmer quelle est la cause de cet accident. Son porte-parole, John Cottreau, confirme tout de même qu'un incendie s'est déclaré dans la cabine de l'appareil peu de temps avant que ce dernier ne s'écrase.

«Nous allons déterminer, avec les informations que l'on a amassées et qu'on amassera, si nous irons plus loin dans notre enquête. Nos efforts sont présentement là-dessus», mentionne M. Cottreau avant de rappeler que les conclusions de l'enquête seront rendues publiques seulement lors du dépôt du rapport final.

De son côté, Mme Nadeau soutient qu'elle fait confiance aux enquêteurs du BST et qu'elle croit qu'ils trouveront une explication logique. Elle assure d'ailleurs que l'appareil avait subi toutes les vérifications nécessaires, qu'il était en bon état et qu'il n'y avait pas de raison qu'un tel événement se produise.

«On sait que tout a été fait légalement et que rien n'a été caché lors de la maintenance. Le deux moteurs n'avaient qu'environ 300 heures de vol et ils sont faits pour 2500 heures. Les hélices étaient également neuves», affirme la dirigeante de l'entreprise.

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