Vol de sirop d'érable: perquisition au Nouveau-Brunswick

Une importante quantité de sirop d'érable a été... (Photo: Archives, Sylvain Mayer)

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Une importante quantité de sirop d'érable a été volée, en août, dans un entrepôt de Saint-Louis-de-Blandford, au Centre-du-Québec. La Sûreté du Québec a fait une perquisition au Nouveau-Brunswick en lien avec ce vol.

Photo: Archives, Sylvain Mayer

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Une entreprise de transformation et d'exportation de sirop d'érable, S. K. Export, de Kedgwick, au Nouveau-Brunswick, a fait l'objet, mercredi, d'une perquisition menée par la Sûreté du Québec. Cette opération policière a vraisemblablement un lien avec l'important vol de sirop d'érable commis en août, dans un entrepôt à Saint-Louis-de-Blandford, au Centre-du-Québec.

«Ils cherchent le sirop qui a été volé au Québec», lance Julienne Bossé-Desrosiers, directrice administrative de S. K. Export. Selon elle, l'entreprise n'a rien à se reprocher dans cette affaire. «Si on avait eu un nouveau client avec deux cents vans de sirop d'érable, on se serait posé des questions. Les clients qu'on a présentement, ce sont des clients qu'on a régulièrement, qu'on a toujours eus. C'est aussi la même quantité de sirop que d'habitude. Personne ne s'est présenté avec un surplus de sirop inhabituel. Pour nous, c'est une année ordinaire.»

Même son de cloche de la part d'Étienne St-Pierre, propriétaire de l'entreprise. Ce dernier a d'ailleurs été interrogé par les policiers à la suite de cette perquisition. «Je n'ai rien à me reprocher. Ça ne m'inquiète pas du tout.»

M. St-Pierre se dit peu surpris d'être ainsi soupçonné puisqu'il est en conflit avec la Fédération des producteurs acéricoles du Québec depuis quelques années. La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec ordonnait d'ailleurs en 2009, à lui et à son entreprise, de cesser de «recevoir, acheter ou transiger du sirop d'érable en barils visé par le Plan conjoint des producteurs acéricoles du Québec» à moins qu'ils le fassent d'un acheteur autorisé, de l'Agence de vente des producteurs acéricoles ou qu'ils deviennent eux-mêmes des acheteurs autorisés. M. St-Pierre n'aurait toutefois pas respecté cette ordonnance intérimaire, prétendait la Fédération des producteurs acéricoles, ce qui a mené à une accusation d'outrage au tribunal. Une accusation pour laquelle il a été acquitté en avril dernier.

Mme Bossé-Desrosiers raconte que les policiers de la Sûreté du Québec se sont présentés chez S. K. Export mardi. Elle a exigé qu'ils reviennent avec un mandat de la cour du Nouveau-Brunswick. Ils seraient revenus dans la nuit avec le mandat, mais comme il n'y avait personne à l'entreprise, ils auraient défoncé la porte de l'entrepôt. «On a rendez-vous avec nos avocats parce qu'on s'attend à les poursuivre. Ils ont défoncé sans attendre le matin qu'on aille ouvrir la porte et on ne sait pas trop encore s'ils ont fait des dégâts dans l'entrepôt», déplore-t-elle.

La Sûreté du Québec a confirmé qu'elle a mené une perquisition au Nouveau-Brunswick sans en dévoiler le motif. Le résultat de l'opération n'était pas non plus connu au moment de mettre sous presse. La Fédération des producteurs acéricoles du Québec a refusé de commenter.

Rappelons que l'entrepôt de Saint-Louis-de-Blandford contenait 10 millions de livres de sirop d'érable, ce qui correspond à une valeur de 30 millions $. On ignore encore la quantité exacte de sirop qui a été volée.

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