«Les policiers avaient saisi chez Stéphane Desroches près de 25 000 comprimés de méthamphétamine ainsi que du cannabis», explique le procureur de la Couronne responsable de la poursuite, Me Matthieu Poliquin. L'accusé a reconnu hier au palais de justice de La Tuque que cette drogue était destinée au trafic.
Il a plaidé coupable seulement aux chefs d'accusation de possession dans le but d'en faire le trafic. La poursuite a laissé tomber les accusations de trafic. «D'ici le retour en cour de Stéphane Desroches le 18 octobre prochain pour les représentations sur sentence, un rapport présentenciel sera réalisé», souligne le procureur Me Poliquin.
De son côté, Éric-Jonathan Morand a plaidé coupable à presque tous les chefs d'accusations auxquels il faisait face. Il a reconnu avoir possédé dans le but de faire du trafic et d'avoir fait du trafic de cocaïne, de cannabis et de méthamphétamine. De plus, Éric-Jonathan Morand s'est déclaré coupable d'un bris de ses conditions de probation pour une condamnation qui remonte à 2008.
Un rapport présentenciel concernant les conditions de détention préventive a été demandé par l'avocat de Morand. Il sera de retour en cour le 15 octobre prochain.
Les deux individus sont détenus depuis leur arrestation en 2011. Les juges n'ont jamais accepté qu'ils soient libérés avant la fin des procédures judiciaires. Ils ont été identifiés par les policiers comme étant des maillons importants des réseaux de trafic de drogue démantelés par Déluge.
Rappelons que l'Escouade régionale mixte (ERM) de lutte à la drogue n'avait jamais saisi autant de comprimés de méthamphétamine en Mauricie et au Centre-du-Québec que lors de l'Opération Déluge de La Tuque.
Plus de 25 000 comprimés de méthamphétamine, 117 g de cocaïne, plus de 5000 g de cannabis, près d'un litre de GHB (drogue du viol), 25 g de haschisch ainsi que 164 comprimés de Viagra avaient alors été retirés de la circulation. De plus, les policiers ont saisi plus de 184 000 $ en argent canadien et 500 $ en argent américain de même que huit armes à feu.
Pas moins de 120 policiers de l'ERM de lutte à la drogue, dont font partie la Sûreté du Québec, la Sécurité publique de Trois-Rivières et la Gendarmerie royale du Canada, ont pris part à cette vaste rafle où 45 personnes avaient été appréhendées lors des 36 perquisitions.